Dans sa première conférence de presse depuis la défaite 6-0 en Ligue des nations contre l'Espagne le 17 novembre, l'entraîneur a dû répondre à la question qui divise l'Allemagne depuis bientôt deux ans: faut-il rappeler en sélection Thomas Müller, Jérôme Boateng (Bayern Munich) et Mats Hummels (Dortmund), mis à l'écart en 2019 alors qu'ils étaient tout juste trentenaires?

"Pour le moment, je ne vois pas de raison", a-t-il répété, comme il l'a fait depuis la reprise des compétitions internationales en septembre. Mais "j'ai toujours dit que si je vois, avant l'annonce de la liste (pour l'Euro, ndlr) que cette équipe a besoin de ceci ou de cela pour réussir, nous le ferons dans tous les cas", a-t-il promis, "je ferai tout ce qui sera nécessaire pour le bien de l'équipe nationale".

Suivant un argumentaire déjà largement développé depuis septembre, il a rappelé qu'il entendait laisser à ses nouveaux joueurs du temps et de l'espace pour se développer, et qu'il ne recourrait aux "anciens" qu'en cas de défaillances massives.

"Actuellement, je n'ai aucune idée de ce que sera la situation en mars", date de la prochaine fenêtre internationale, a-t-il dit, "j'espère que les joueurs seront tous en bonne santé, ne seront pas blessés".

"Ensuite, le dernier rendez-vous sera la publication de la liste pour l'Euro. Avant cela, nous nous poserons de nouveau toutes les questions, nous étudierons chaque option. Et nous déciderons du meilleur pour réussir", a assuré le sélectionneur, dont la popularité est tombée au plus bas parmi les fans et les commentateurs du football allemand.

Interrogé pour savoir s'il avait pris contact avec Müller, Boateng et Hummels, Löw a lâché: "Non, je ne l'ai pas encore fait".