C’est un classique de conférence de presse : on dit souvent tout le bien qu’on pense de l’autre, sans hésiter à en rajouter deux ou trois couches, pour faire passer l’adversaire pour le favori. Fernando Santos, le sélectionneur du Portugal, et Joao Moutinho, le médian de Wolverhampton, n’ont pas dérogé à la règle.
 
Mais Fernando Santos a surpris, tout de même, quand il a quasiment expliqué comment la Belgique pourrait faire mal au Portugal, en s’inspirant de l’Allemagne, qui avait battu la Seleçao (4-2). “L’Allemagne a joué sur la largeur, avec trois attaquants mobiles, et il était difficile de défendre. C’est un style de jeu qui correspond à la Belgique, avec Lukaku qui va chercher les espaces entre les défenseurs centraux et latéraux, et des soutiens très mobiles, comme Hazard, Mertens ou Tielemans.”

Le sélectionneur portugais a préparé son équipe à défendre, et quand Joao Moutinho a dit, à plusieurs reprises, qu’il “ne faudra pas laisser d’espaces”, c’était une manière de faire comprendre que l’idée principale était déjà bien fixée : le Portugal devra être compact, organisé, et prêt à profiter de toutes les opportunités pour faire mal, grâce à Cristiano Ronaldo ou aux phases arrêtées, sur lesquelles les Portugais peuvent poser des problèmes, avec des combinaisons courtes et des défenseurs dangereux dans le jeu aérien.