Le quart de finale de l'Euro qui doit se jouer à Saint-Pétersbourg sera maintenu quoi qu'il arrive, malgré le fait que la Russie soit en proie à une recrudescence des cas de contamination au coronavirus, notamment au variant Delta. Le pays a d'ailleurs enregistré un pic de décès dimanche, avec 144 morts recensés en 24h, un palier jamais atteint depuis le début de la pandémie.

"Le quart de finale aura lieu comme prévu", a indiqué à l'AFP le service de presse du Comité d'organisation de l'Euro à Saint-Pétersbourg. Un porte-parole de l'UEFA a lui déclaré à l'AFP que la situation sanitaire russe "ne change(ait) absolument rien pour les équipes", et qu'il n'était "pas prévu de changer le lieu du match".

Le stade russe accueillera donc, comme prévu, un des quarts de finale de l'Euro, dont les deux équipes qui s'y affronteront seront connues ce soir. Le vainqueur de Croatie-Espagne jouera contre le vainqueur de France-Suisse.

Derrière Moscou, Saint-Pétersbourg est la ville de Russie la plus touchée par la nouvelle vague de l'épidémie causée par le variant Delta du coronavirus, d'abord identifié en Inde et jugé bien plus contagieux.

L'ancienne cité impériale russe a ainsi enregistré 110 morts ces dernières 24 heures, selon les statistiques publiées lundi, dépassant le record de décès de la ville pour la deuxième fois en trois jours.

Les autorités affirment depuis le début de l'Euro que toutes les mesures sanitaires ont été prises pour assurer la sécurité sanitaire des spectateurs et des équipes.

Pourtant, les autorités finlandaises ont exprimé leur inquiétude jeudi dernier après la détection de près d'une centaine de cas chez des supporters de retour de Saint-Pétersbourg.

Les mesures de distanciation et le port du masque sont très aléatoires dans la ville, et cela alors que la vaccination y patine depuis de longs mois.