Le transalpin, présent en conférence de presse à la veille du match, ne compte visiblement pas renier ses principes de jeu contre les Diables Rouges. "Nous allons jouer notre propre jeu", a répété à l'envi l'Italien de 56 ans, en poste depuis mai 2018 et qui a récemment prolongé jusqu'en 2026. "Nous sommes conscients que nous allons faire face à une des meilleures équipes au monde, première au classement FIFA, et que le match sera compliqué. Mais nous voulons développer notre football. Avec la France, la Belgique est peut-être la meilleure équipe d'Europe, voire du monde, et elle dispose de joueurs extraordinaires. Mais cet Euro a prouvé, plus que jamais, qu'il n'y avait pas de matches simples."

Contre l'Autriche en huitièmes de finale, l'Italie a dû s'employer pour venir à bout d'un adversaire robuste et engagé. "Nous avons plus souffert (qu'en phase de groupes, ndlr) mais nous avons aussi tiré 26 fois au but. Je signerais pour souffrir mais autant tirer au but demain (vendredi, ndlr)", a analysé Mancini. "Chaque match peut vous rendre plus fort si vous parvenez à retirer des éléments pour vous améliorer."

Mancini avait d'ailleurs déclaré craindre davantage le huitième de finale contre l'Autriche que le quart de finale. L'ancien entraîneur de Manchester City, de l'Inter ou encore du Zénith a nuancé ses propos. "J'ai dit ça car nous connaissions bien l'Autriche et je savais qu'elle allait nous poser des problèmes mais aussi car c'était notre premier match à élimination directe. C'était pour motiver le groupe."

Le sélectionneur a assuré avoir "peu de doutes" quant à son onze de base pour défier les Diables Rouges. "Nous allons attendre demain pour évaluer la condition physique de chacun", a précisé Mancini. Le doute, c'est précisément ce que Roberto Martinez tente de semer en ne divulguant aucune information claire au sujet de Kevin De Bruyne et Eden Hazard, sortis blessés contre le Portugal dimanche. Beau joueur, Mancini espère que la Belgique sera au complet. "Pour les fans, voir des équipes complètes est la meilleure chose qui puisse arriver. J'espère que la Belgique pourra les récupérer, même si elle nous fera d'autant plus mal. Mais c'est ça aussi ça la beauté du football."

Giorgio Chiellini avant d'affronter les Diables: "Je ne pense pas que Lukaku soit le seul danger"

L'Italie du football espère que le capitaine de la Squadra Azzurra Giorgio Chiellini va pouvoir tenir sa place contre la Belgique vendredi soir. Le défenseur est sorti après moins de trente minutes de jeu contre la Suisse le 16 juin et a ensuite manqué les matches contre le pays de Galles et l'Autriche. "Il nous reste une séance d'entraînement ce jeudi soir et c'est important pour moi de tester mes sensations", a lancé le joueur de 36 ans, 109 apparitions au compteur. "Je vais bien et je me suis entraîné avec le groupe, je suis heureux d'être disponible pour l'entraîneur. C'est à lui que revient la décision (de le titulariser, ndlr)."

Le robuste défenseur a donné son analyse tactique à la veille du duel contre les Diables. "Il faudra effectuer le moins d'erreurs possibles. On l'a vu dans toutes les autres rencontres, les détails font la différence. Je pense que c'est la chose la plus importante. Mais il faudra aussi tout simplement développer notre jeu, tout en respectant un adversaire qui regorge de qualités, qu'importe les titulaires présents au coup d'envoi."

Si Chiellini est tant attendu dans le onze de base, c'est notamment pour tenir un Romelu Lukaku en grande forme. Le natif de Pise a préfacé son probable duel avec 'Big Rom'. "Nous avons énormément de respect pour Lukaku, qui sort d'une très grosse saison avec l'Inter au cours de laquelle il a fort progressé et été décisif. Je ne pense pas qu'il soit le seul danger au sein de cette équipe belge. Il faudra garder un œil sur tous les autres et rester prudents."

Chiellini est désormais officiellement sans club, à l'instar de Lionel Messi, son contrat avec la Juventus ayant expiré le 30 juin. "Nous sommes tous les deux gauchers mais notre technique est un peu différente", a-t-il rigolé avant de préciser qu'il "ne pensait pas du tout à son contrat" et qu'il "restait très calme".

Malgré tout, il a avoué que l'excitation allait sûrement monter avant le match de vendredi sur la pelouse du stade bavarois. "Je pense que tout le monde est enthousiaste à l'idée de jouer contre la Belgique. L'adrénaline va monter à mesure que le match se rapproche. D'ici là, il faudra perdre le moins d'énergie possible", a ponctué Chiellini, qui devra malgré tout "s'habituer à des températures bien plus basses" qu'à Coverciano, le centre national italien situé dans la région de Florence.