"Ce qui est intéressant pour nous, c'est que nous ne serons pas pleinement satisfaits si on ne fait qu'une demi-finale, alors qu'il y a trois ans, même si la déception avait été très importante après (la défaite contre les Croates, 2-1 après prolongation), il y avait le sentiment que c'était un grand progrès", a expliqué le sélectionneur.

"Nous avons égalé ce que nous avions fait là-bas, mais ce ne sera pas assez pour combler le groupe. C'est un signe positif", a-t-il ajouté.

Avant le début de l'Euro, Southgate avait admis que ne pas se qualifier pour le dernier carré serait "probablement" considéré comme un échec.

"Nous avons atteint deux fois les demies, donc l'étape suivante c'est d'essayer d'aller plus loin", avait-il précisé.

L'Angleterre court toujours après une première finale dans un Euro, après des échecs en demie en 1968 et en 1996, à domicile, face à l'Allemagne, aux tirs au but.

Mais la victoire contre la Manschaft en huitième de finale (2-0), puis la démonstration contre l'Ukraine (4-0) en quart, semble avoir ôté tout complexe aux Three Lions.

"On a vaincu tant de malédictions ou de barrières psychologiques que je sens que le groupe prend ça juste comme le prochain défi à relever", a-t-il souligné.

Le sélectionneur anglais se méfie cependant fortement de Danois frappés par le malaise dramatique de Christian Eriksen lors de leur premier match, qui semble les avoir galvanisés maintenant qu'il est tiré d'affaire.

"On parle de prendre du recul dans le sport, mais on le fait rarement. C'est un moment que l'on a tous ressenti", a-t-il expliqué au sujet des images de la réanimation cardiaque menée sur le meneur de jeu de l'Inter Milan sur la pelouse.

"Je ne peux qu'imaginer ce que ça a fait à l'équipe danoise, à quel point ça les a soudés", a-t-il poursuivi. "Ce que leur capitaine a vécu et ce que le groupe a vécu et la façon dont ils ont communié avec leurs supporters, c'est très puissant."