Logiquement interrogé sur le sujet, le Diable Rouge a été l'auteur d'une sortie dont il a le secret. "Nous sommes au 21e siècle, les idées moyenâgeuses ont fait leur temps. Il faut accepter les gens comme ils sont, c'est vraiment regrettable ce qu'il se passe", a dit le latéral droit. "Du côté des personnes décisionnaires, certains ont des œillères. Ce n'est pas afficher une pancarte "no to racism (non au racisme, ndlr)" sur les bords des terrains qui va changer. Il faut agir. Je pense que beaucoup ont peur de se mouiller. Pour moi, il est nécessaire de changer les choses. Tout le monde a le droit d'avoir ses idées, ses envies. Et il faut les respecter", a ajouté Meunier en critiquant en filigranes l'UEFA.

La semaine dernière, le Parlement hongrois a adopté une loi interdisant la promotion de l'homosexualité et le changement de sexe chez les jeunes en dessous de 18 ans. La ville de Munich voulait illuminer l'extérieur du stade pour protester contre cette loi controversée.

Après avoir introduit une demande auprès de l'UEFA, les autorités munichoises ont essuyé un refus. "De par ses statuts, l'UEFA est une organisation politiquement et religieusement neutre. Étant donné le contexte politique de cette demande - un message visant une décision prise par le Parlement national hongrois -, l'UEFA doit refuser cette requête", s'est défendu l'instance.

Meunier a aussi évoqué l'homosexualité, un sujet qui reste délicat chez les footballeurs professionnels selon le Bastognard. "Le problème ce sont les mentalités. Je pense qu'elles ne sont pas prêtes. Je déconseille aux joueurs actuels de faire leur coming-out. Je connais des mecs qui seraient incapables de côtoyer un homosexuel dans leur groupe."

Dimanche à Séville, le capitaine belge devrait vraisemblablement porter un brassard aux couleurs de l'arc-en-ciel.