En football, chaque détail compte et la victoire de l'Italie mardi s'est peut-être jouée sur un coup de bluff et une intimidation de Georgio Chiellini devant Jordi Alba.

Reprenons les faits dans l'ordre. Sergio Busquets ayant été remplacé au début de la seconde prolongation, c'est le latéral gauche du Barça qui a récupéré le brassard de capitaine de l'Espagne. A l'issue des 120 minutes de jeu, c'est donc lui qui se présente face à Chiellini pour le tirage au sort des tirs au but.

Selon la Gazetta dello Sport, deux tirages au sort ont été effectués par Felix Brych. Le premier pour désigner de quel côté on allait tirer. Derrière l'un des buts se trouvent de nombreux supporters italiens. Derrière l'autre, ce sont les Espagnols qui sont en surnombre. Evidemment, Alba et Chiellini ont tous les deux leur préférence. L'arbitre allemand attribue la couleur rouge à Chiellini et le bleu à Alba. C'est le rouge qui sort. Cela veut dire que les tirs au but auront lieu devant le but "italien". 

Alba fait mine de ne pas comprendre, et demande pourquoi il n'a pas gagné. Le défenseur italien tente alors d'expliquer à son adversaire ce qu'il se passe. Puis finit par lui lancer un "Menteur, menteur!" avec un grand sourire.

Le deuxième tirage au sort ne sourira pas davantage à Alba. Cette fois, il s'agit de désigner qui tirera en premier. Felix Brych attribue le rouge à l'Espagne et le bleu à l'Italie. La pièce tombe du côté... bleu. 

La Squadra Azzurra aura donc gagné le fait de pouvoir tirer en premier, et qui plus est devant son public. A la plus grande joie de Chiellini, qui fera une accolade à un Alba qui avait visiblement senti le vent tourner...