La France est prête pour son Euro. Après une préparation maîtrisée et deux belles victoires contre le Pays de Galles (3-0) et la Bulgarie (3-0), les Bleus affronteront l'Allemagne le mardi 15 juin à Munich. Seule ombre à ce tableau idyllique: la blessure de Karim Benzema. Ce mardi contre les Bulgares, il a été touché et a dû sortir en première période. Remplacé par le soldat Giroud, l'attaquant de Chelsea a fait le boulot et a inscrit un doublé pour clôturer le score.

À la fin de la rencontre, Didier Deschamps ne s'est pas montré préoccupé par le problème physique du joueur du Real. "Il a pris un coup, une béquille sur le vaste interne du genou, il sentait le muscle dur et il ne fallait pas prendre de risque, c’est pour ça qu’il est sorti" a commencé le sélectionneur. "C’est un coup, il y a toujours pire dans la vie. J’ai un staff médical de haut niveau, on va faire ce qu’il faut. Ça ira mieux de jour en jour. Je n’ai pas de souci particulier ce soir. Il n’y a rien de dramatique."

Malgré son doublé, Giroud part avec une longueur de retard sur Karim Benzema. Un rôle qu'il va devoir accepter même s'il sera important durant la compétition. "Ce soir il en met deux de plus au compteur. En tenant compte de sa situation psychologique et physique, c’est bien" a affirmé le sélectionneur des Bleus. "J’avais prévu de le faire rentrer moins de temps, il a un mental à toute épreuve. Le groupe aura besoin de toutes nos forces, il en fait partie. Mais je crois qu’il a plus joué ce soir que les trois derniers mois réunis. Je ne suis pas un magicien, personne ne l’est, mais il a cette volonté et capacité à être toujours efficace."

Satisfait de la préparation, il a tenu à féliciter ses hommes... sans valser dans l'euphorie. "On a eu deux matches, le premier avec l’exclusion des Gallois a faussé l’analyse du match. Il y a une progression dans le travail, dans ce qu’on peut faire sur le terrain."

La Desch a également souligné l'importance de la présence du public. Phénomène que les Diables n'ont pas pu connaître contre la Croatie. "Les supporters nous ont stimulés. Je voulais que le groupe se mette dans les conditions de ce qui nous attend le 15 juin (contre l'Allemagne, lors du premier match des Bleus à l'Euro, NDLR). Dans les intentions et les attitudes, ceux qui ont débuté ou sont rentrés, on est dans le vrai. On a conscience d’avoir beaucoup de forces et de qualités et on aura besoin de tout ça pour ce qui nous attend. On est où on doit être au niveau physique, il faut que l’ensemble du groupe soit prêt pour affronter l’Allemagne."