Joachim Löw a fait ses adieux à la Mannschaft mardi à Wembley où l' Allemagne a été éliminée par l'Angleterre (2-0) en 8e de finale de l'Euro. "C'est une énorme déception pour nous tous", déclare Joachim Löw, qui avait annoncé en mars qu'il quitterait son poste de sélectionneur après l'Euro. "Nous espérions faire beaucoup plus lors de ce tournoi et nous croyions beaucoup en cette équipe. Dans des matches comme celui-ci, il est impératif d'exploiter les quelques occasions qui se présentent. Timo Werner et Thomas Müller n'ont malheureusement pas pu marquer sur les occasions qu'ils ont eues, donc c'est assez pénible d'être éliminé".

Nommé sélectionneur de l'Allemagne après la Coupe du monde 2006, Joachim Löw, 61 ans, a mené les Allemands au titre mondial en 2014, mais reste sur une élimination au 1er tour du Mondial 2018 et une sortie en 8e de finale de l'Euro. Il sera remplacé par l'entraîneur du Bayern Hansi Flick à la tête de la sélection allemande.

"Le match pouvait basculer" des deux côtés, estime Neuer

Le parcours de l'Allemagne dans l'Euro 2020 s'est arrêté mardi à Wembley, où la Mannschaft a été battue 2-0 par l'Angleterre en 8e de finale. "C'était un match couperet, nous avons joué contre l'Angleterre, nous sommes une grande nation", estime le gardien et capitaine allemand Manuel Neuer. "Le match pouvait basculer d'un côté ou de l'autre. Mais l'envie que les Anglais ont montré dans les situations où ils ont marqué était supérieure à la nôtre. La déception est immense. Joachim Löw (qui quitte son poste de sélectionneur) a marqué une époque. Que ça se finisse comme ça pour lui, c'est très triste".

Pour Toni Kroos, les Allemands ont manqué d'efficacité. "Ca fait très très mal. Il nous a manqué l'efficacité", dit le milieu du Real. "Leur premier but a tout changé, jusque-là nous avions fait un match correct. Quand tu es éliminé en 8e de finale, c'est décevant, même si nous nous sommes bien sortis d'un groupe difficile"

Kai Havertz a failli ouvrir le score en début de seconde période mais Pickford a détournée sa frappe. "En première période c'était un match équilibré. Nous sommes mieux revenus en début de deuxième. C'est une soirée amère pour nous et pour nos fans", explique Havertz.. "Défense, attaque, nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes une équipe. Et l'Angleterre n'est pas non plus une mauvaise équipe".

Sterling: "Nous savions que nous devions réaliser une grosse performance"

Raheem Sterling a délivré l'Angleterre en plantant, après 75 minutes de jeu, le premier but des Three Lions, qui ont battu l'Allemagne 2-0 en 8e de finale de l'Euro, mardi à Wembley.

"Nous savions que nous devions réaliser une grosse performance contre une très bonne équipe, et je pense que nous l'avons fait aujourd'hui", décalre Raheem Sterling. "Nous savions que l'intensité à laquelle nous pouvons jouer, peu d'équipes peuvent y faire face. Les deux garçons au milieu de terrain [Rice et Phillips] ont été excellents, ils ont dévoré le terrain, ce sont des animaux".

L'attaquant de Manchester City a inscrit mardi son 3e but du tournoi. Il est le premier joueur anglais à marquer les trois premiers buts d'un tournoi majeur pour les Three Lions depuis Gary Lineker à la Coupe du monde 1986, une Coupe du monde dont Lineker avait fini meilleur buteur avec 6 réalisations.

"C'est incroyable, beaucoup de gens nous avaient éliminés en phase de groupe, mais nous voulions prouver que les gens avaient tort", dit pour sa part Declan Rice. ". Je n'ai jamais fait partie d'une équipe aussi soudée. Nous y croyons vraiment, surtout que la finale aura lieu à Wembley".

"On a joué avec notre tête", se réjouit Gareth Southgate

Satisfait, mais pas euphorique, Gareth Southgate a apprécié que son équipe ait mis fin à 55 ans sans victoire contre l'Allemagne dans un grand tournoi, mardi à Londres, en huitième de finale de l'Euro (2-0), d'autant que ses joueurs ont "joué avec (leur) tête". "Les joueurs ont été immenses", a déclaré Gareth Southagte lors de la en conférence de presse d'après-match. "Mais les (40.000) supporters dans le stade ont été incroyables. J'ai déjà été ici dans des matches à guichets fermés et il n'y avait pas la moitié du bruit qu'il avait aujourd'hui. Ils ont été derrière chaque tacle, chaque pressing, chaque course, l'énergie était incroyable dans le stade. Les renvoyer chez eux avec les sentiments qui les habitent ce soir, savoir que tant de millions de personnes après cette année et demie si difficile ont eu ce plaisir qu'on leur a donné aujourd'hui, c'est très spécial".

L'Angleterre jouera son quart de finale samedi à Rome. "Je n'ai même pas vraiment eu à le leur dire, mais quand on est rentré aux vestiaires, on parlait déjà de samedi, parce qu'aujourd'hui, on a livré une prestation immense, mais avec un coût physique et émotionnel élevé", dit le coach anglais. Il faut donc qu'on s'assure de bien récupérer et que psychologiquement on se remette bien en place. C'est un moment dangereux pour nous, parce qu'il y a la chaleur de la victoire et l'impression dans le pays que l'on a juste à se présenter sur le terrain pour gagner, alors qu'on sait que ce sera un énorme défi à partir de maintenant. Mais les joueurs le savent, ils ont atteint les derniers tours d'une compétition avant et ils savent comme c'est difficile. Ils ont les pieds sur terre, mais on est venu ici avec un objectif qui n'est pas encore atteint".

Décevante en phase de poules, l'Angleterre a livré une formation plus aboutie face aux troupes de Joachim Löw, présent pour la dernière fois sur le banc allemand.

"On a joué une équipe avec quatre champions du monde, un coach qui a une carrière incroyable, même si ce soir ce sera difficile, j'ai énormément de respect pour ce qu'il a fait. Il y a toujours eu des doutes sur nos chances face aux grandes équipes après la Coupe du monde", avance Gareth Southgate. "Et avec son expérience, on savait que l'Allemagne allait dicter le rythme de certaines phases du match, que Kroos allait organiser le jeu avec Hummels, et qu'on devrait être patients. Ce qui m'a le plus satisfait aujourd'hui, c'est qu'on aura toujours notre passion et notre coeur, mais on a aussi joué avec notre tête. On a pressé aux bons moments, on voulait être agressif dans les duels et le pressing et les latéraux l'ont vraiment bien fait. Ils ont donné le ton. Les attaquants ont bien choisi quand se projeter et quand rester. On a trouvé le bon équilibre entre être courageux avec le ballon ou garder la possession dans notre moitié de terrain. Nos défenseurs sont exceptionnels dans ce domaine. Mais on a bien choisi aussi quand aller vite vers l'avant et ça, c'est un vrai pas en avant pour nous".