"Nous aurons moins de supporters dans les tribunes, mais plus d'expérience sur le terrain', a analysé l'ex-entraineur de l'Inter Milan vendredi dans les pages du quotidien sportif italien La Gazzeta dello Sport. "Nous savons ce que cela signifie de jouer une finale et ce qu'il faut faire pour la gagner". L'entraineur de 51 ans fait directement référence au palmarès peu fourni des Three Lions, qui n'avaient jamais dépassé le stade des demi-finales dans un Euro. En effet, le seul titre de l'équipe nationale anglaise remonte à 1966, lorsqu'ils avaient remporté la Coupe du monde dans leur pays à Wembley. Depuis lors, ils n'ont plus jamais réussi à se qualifier pour la finale d'un tournoi majeur.

De son côté, la Nazionale a décroché le titre mondial à quatre reprise (1964, 1938, 1982, 2006) ainsi qu'un titre européen (1968). En outre, ils ont été deux fois vice-champions du monde (1970, 1994) et deux fois-vice-champion d'Europe (2000 et 2012). Cela faisait neuf ans que les Italiens n'avaient pas atteint la finale d'un tournoi majeur et 15 ans depuis leur dernier titre.

"Les Anglais ont attendu ce match toute leur vie" poursuit l'entraineur. "La foule dans le stade peut jouer un rôle important à cet égard, mais elle peut aussi être un désavantage". Selon lui, l'Italie pourra exploiter plusieurs faiblesses aperçues chez les Anglais. "Si vous mettez une pression élevée, ils ont des problèmes pour défendre à l'arrière. Au contraire, nous possédons une ligne arrière forte avec le trio Donnarumma-Chiellini-Bonucci. Ils apportent de la confiance et de la tranquillité à l'équipe. L'Italie mérite d'être dans cette finale. Nous avons montré que nous étions une équipe plus complète que nos adversaires."

L'international Marco Materazzi, mondialement connu pour le fameux épisode du coup de boule avec Zinédine Zidane en finale de la Coupe du monde 2006, voit également des opportunités pour les Azzuri malgré l'avantage de jouer à domicile pour l'Angleterre. "Wembley peut faire peur à tout le monde sauf aux Italiens" a déclaré l'ancien défenseur. "Quand ça devient difficile, quand tout le monde est contre nous, c'est là que nous sommes les plus forts".

Marco Materazzi a également évoqué la demi-finale de la Coupe du monde 2006 contre l'Allemagne, le pays organisateur. "Je me souviens encore du visage des Allemands dans le tunnel juste avant d'entrer sur le terrain", se souvient-il. "Ils avaient tous des têtes plus blanches que des chemises. On s'est dit qu'ils avaient peur de nous, ils tremblaient. Ça s'est avéré être vrai et on n'a pas eu peur car nous savions ce dont on était capable".