C1: AC Milan-Barça et Arsenal-Dortmund à l'affiche, Marseille a la pression

Marseille, qui accuse deux défaites en autant de rencontres de Ligue des champions, devra impérativement battre Naples mardi lors de la 3e journée, s'il veut garder de minces chances de survie dans le groupe F, où le leader Arsenal reçoit Dortmund, finaliste de la précédente édition.

Jonathan Lange et AFP
C1: AC Milan-Barça et Arsenal-Dortmund à l'affiche, Marseille a la pression
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Groupe E:

Schalke (GER)-Chelsea (ENG): Ce match entre le favori du groupe et son outsider ne manquera pas d'intérêt, d'autant qu'avant cette journée, le classement n'est pas celui qu'on imaginait. C'est bien Schalke qui est leader avec deux victoires, tandis que les Blues sont seulement 3e après une défaite inaugurale surprenante contre Bâle. Depuis, les hommes de Mourinho se sont réveillés à Bucarest (4-0). Les Allemands devront donc se méfier d'Anglais de nouveau efficaces, à l'image d'Eto'o pour la première fois buteur ce week-end à Cardiff.

Steaua Bucarest (ROM)-FC Bâle (SUI): Après son succès retentissant à Stamford Bridge, Bâle est rentré dans le rang contre Schalke. Une victoire à Bucarest serait bienvenue pour permettre aux Suisses de continuer à jouer les trouble-fête.

Groupe F:

Marseille-Naples (ITA): Une victoire sinon rien pour l'OM. Et comme contre Arsenal ou Dortmund, la tâche sera éminemment difficile face au Napoli 2e du groupe. D'autant plus que les Marseillais sont en grande difficulté depuis leur revers à Dortmund (3-0), avec deux autres enchaînés contre le PSG (2-1) et à Nice (1-0) vendredi. Les Phocéens pourront se consoler en se disant que les Napolitains seront, eux ,sortis touchés de leur premier revers de la saison chez l'AS Rome (2-0) ce week-end pour le choc au sommet de la Serie A. Qui plus est, les Campaniens pourraient devoir se passer d'Higuain (cuisse), quand les Phocéens pourront compter sur Gignac, absent à Dortmund.

Arsenal (ENG)-Dortmund (GER): Les Gunners sont actuellement irrésistibles, en Championnat comme en C1. La réception de Dortmund, finaliste de la dernière édition, constitue néanmoins un premier tournant dans ce groupe. Le Borussia peut recoller à la tête en cas de victoire, tandis qu'Arsenal peut lui quasiment tuer la concurrence et poser un pied en 8e. Ce match entre deux équipes spectaculaires est une promesse de jeu.

Groupe G:

Austria Vienne (AUT)-Atletico Madrid (ESP): Vainqueur méritant à Porto (2-1) où il est très difficile de s'imposer, l'Atletico, battu pour le première fois ce week-end en Liga, doit gagner chez l'Austria pour conforter sa place de leader.

FC Porto (POR)-Zenit Saint-Pétersbourg (RUS): Réaction attendue de Porto (2e) après son revers contre les Colchoneros. Le champion portugais, qui n'a plus joué depuis le 6 octobre, ne devra pas manquer de rythme contre un Zenit, pour l'heure décevant en C1 (4e, 1 pt) et en quête d'un premier succès.

Groupe H:

AC Milan (ITA)-FC Barcelone (ESP): Affiche incontournable de la Ligue des champions depuis de nombreuses années, le match entre les deux géants européens (11 C1) à San Siro sera un sommet de la 3e journée. Les Catalans, leaders avec deux victoires, ont connu leur premier accroc en Liga samedi à Osasuna (0-0), mais ont récupéré Puyol après sept mois d'absence et ménagé Messi (cuisse). Le Barça, qui a éliminé les Rossoneri en 8e la saison passée après un match retour fracassant (0-2, 4-0), peut en s'imposant prendre une grosse option pour la qualification.

Celtic Glasgow (SCO)-Ajax Amsterdam (NED): Bon dernier avec deux défaites, le Celtic devra s'imposer pour croire en ses chances, au moins celles concernant la 3e place, synonyme de rebasculement en Europa League et pour l'heure occupée par l'Ajax.

Pour l'instant, ils restent sereins

En théorie, ils sont neuf. Mais en pratique, les Diables ne pourraient être que trois ce soir à avoir du temps de jeu.

Le retour de la Ligue des Champions rime pour eux qui sont loin des statuts de titulaire en puissance d’Eden Hazard, Thibaut Courtois, Nicolas Lombaerts et Axel Witsel (suspendu) avec interrogations.

Kevin De Bruyne, Dries Mertens, Thomas Vermaelen, Toby Alderweireld et Steven Defour retrouvent la scène européenne sans aucune autre certitude si ce n’est celle qu’ils vont devoir se battre pour se faire leur place.

Pour eux, l’écho des paroles prononcées par Marc Wilmots la semaine passée résonne encore.

"Le temps de jeu, ce n’est pas un problème maintenant, cela le deviendra si des joueurs restent six mois sans jouer, surtout au vu de la richesse du noyau", avait relevé le sélectionneur. "Mais avant de dire que c’est un problème, on cherchera les solutions ensemble."

Sous entendu, il sera peut-être temps pour certains d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs pour ne pas se voir refuser l’accès à bord du vol pour le Brésil.

Une hypothèse que tous refusent d’évoquer pour l’instant. "J’y penserai quand ce sera nécessaire. Janvier, ce n’est que dans quelques mois", évacue Thomas Vermaelen. "Bien sûr, ne jamais jouer n’est pas l’idéal dans la perspective de la Coupe du Monde. Les gens me demandent si je panique mais ce n’est pas le cas, j’ai parlé à l’entraîneur mais ce que nous nous sommes dit reste entre nous. Des choses peuvent arriver en l’espace d’un instant et peuvent changer ma situation. Cela peut se passer demain ou le week-end prochain."

Des choses comme la suspension de Koscielny ou Mertesacker, les titulaires en défense centrale. À Madrid ce week-end, Alderweireld a disputé ses premières minutes à la faveur de l’accumulation d’avertissement de Miranda qui fait habituellement la paire avec Godin.

"Tous les deux sont bons, il est normal qu’ils soient titulaires", justifie le néo-madrilène. "Le coach m’a dit que j’allais avoir ma chance si je travaillais dur. Je sais que chaque fois que je joue, je dois faire de mon mieux. Nous allons avoir beaucoup de matches cette saison et je suis sûr qu’il y aura des opportunités de jouer pour tout le monde", poursuit le défenseur qui comme Dries Mertens prend des cours de langue afin d’accélérer son adaptation dans un environnement où la concurrence fait rage. Mais les deux joueurs ne regrettent pas d’avoir quitté cet été la Eredivisie. "Je sais que beaucoup doutent de mon choix mais j’apprends beaucoup ici", justifie Dries Mertens. Ils préfèrent se terrer dans le travail comme Kevin De Bruyne qui n’a plus joué avec Chelsea depuis le 24 septembre dernier…

"Je vais travailler dur et j’espère avoir ma chance. Je dois montrer ce que je vaux au coach", a expliqué le médian au Daily Star. "Le coach sait ce que je peux faire. En sélection, j’ai joué 90 minutes et j’ai montré que j’étais en forme. Je ne peux que faire de mon mieux."


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