Ibra revient sur sa folle soirée (interview vidéo)

Avec son quadruplé, le Suédois a illuminé la soirée européenne.

Jonathan Lange
Ibra revient sur sa folle soirée (interview vidéo)
©DH

Il est 21h21 et le Parc Astrid est abasourdi. Ébloui par la scène à laquelle il vient d’assister, il semble d’abord hésiter entre silence béat d’admiration et volonté de gratifier l’inspiration qu’il vient de voir par une ovation. Le public anderlechtois opte pour la seconde option et fait honneur à sa réputation de connaisseur. Pour la première fois depuis longtemps, un but adverse a récolté des applaudissements nourris. L’auteur de ce chef-d’œuvre ? Zlatan Ibrahimovic. Et puisque le Suédois est un perfectionniste quarante minutes plus tard, son nom fut même scandé par le public pour saluer son quatrième but d’une soirée qu’il a illuminée.

Ce 23 octobre 2013 restera comme le jour où les Anderlechtois ont succombé à la magie d’Ibracadabra. Ses deux premiers tours ont mis en lumière l’une de ses qualités les plus sous estimées : sa faculté à déjouer le marquage adverse. Il est vrai que Kouyaté et Nuytinck ont une conception particulièrement naïve de la chose. Et si le capitaine parisien avait mal joué le coup sur une ouverture de Thiago Motta (12e), il a rectifié le tir en cinq minutes du gauche (17e) puis d’une Madjer (22e) sur deux centres de van der Wiel. Et puis il y a eu cet instant où le temps a semblé figé quand ce ballon qui traînait aux 30 mètres a fini sa course dans la lucarne de Kaminski. Un bijou chronométré à 103 km/h sur lequel il n’y avait rien à faire si ce n’est contempler les dégâts (36e).

Le soir de son 79e match de Ligue des Champions, Zlatan s’est offert son premier quadruplé dans cette compétition. Quatre réalisations qui font écho à celles qu’il avait inscrites à l’Angleterre le 14 novembre 2012. Ce soir-là comme hier, il a gâté le public de la Friends Arena comme celui du Parc Astrid. Il y a eu ces buts, mais il y a aussi eu cette autorité technique saupoudrée de l’une ou l’autre gourmandise en forme de talonnade.

Le Suédois a ceci de fascinant qu’avec sa facilité technique, il donne l’impression d’être le seul adulte à jouer au milieu d’une cour de recréation où il prend un malin plaisir à écœurer les gamins qui pourraient lui tourner autour pendant des heures sans pouvoir récupérer le ballon. Herman Van Holsbeeck qualifiait justement l’équipe parisienne "d’université de football", hier soir ses protégés ont eu droit à un cours magistral signé Zlatan.



Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be