John, ça ne tient pas debout !

Van den Brom est resté assis tout le match contre le PSG. Une attitude qui ne correspond pas aux besoins de sa jeune équipe.

Christophe Franken
John, ça ne tient pas debout !
©Photos News

On ne l’a pas vu. Pas une seule fois debout en nonante minutes. John van den Brom est resté cloué à son siège mercredi soir au Parc Astrid. Une attitude étonnante alors que son équipe sombrait face aux stars du PSG. De l’autre côté du terrain, Laurent Blanc était, lui, bien droit sur ses jambes pour encourager, replacer et même parfois enguirlander ses hommes.

Comment peut-on expliquer ce contraste ? On peut bien sûr trouver une excuse à John van den Brom : Anderlecht n’aurait évidemment pas battu les Parisiens s’il était resté debout toute la rencontre. La différence de niveau était bien trop grande. Reste qu’une fois cet argument avancé, il ne reste pas grand-chose pour défendre l’entraîneur néerlandais.

Il répète (à juste titre) que son équipe est très jeune. Sans doute trop. C’est justement là qu’un entraîneur peut apporter un petit plus durant une rencontre. C’est ce qu’on appelle le coaching. Les conseils de John van den Brom, qui a tout de même gagné la Ligue des Champions comme joueur avec l’Ajax en 1995, ne seraient pas superflus pour des garçons doués mais totalement inexpérimentés comme Tielemans, Mbemba, Praet ou Mitrovic. Même s’il n’est pas toujours agréable de se faire réprimander à distance quand on est sur un terrain qu’il soit de C1 ou de P4, personne ne peut en nier l’utilité.

En restant debout toute la rencontre, l’entraîneur apporte aussi son soutien à ses onze joueurs. Il devient une sorte de 12e homme embarqué dans la même galère que ses gars. Demandez à Marc Wilmots ce qu’il en pense. Ce qui est étonnant, c’est que John van den Brom est encore très joueur dans sa manière de diriger une équipe. Il suffit de suivre l’une de ses séances d’entraînement pour s’en rendre compte. La saison passée, VdB passait d’ailleurs la majorité de son temps loin de son siège, parfois même à dépasser l’espace réservé aux coaches tracé sur la pelouse, au grand dam du 4e arbitre. On peut donc légitimement se demander si le Néerlandais n’est pas un peu résigné en ce moment…



Laurent Blanc est resté debout durant... 85 minutes au Parc Astrid alors que ses hommes écrasaient les Anderlechtois.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be