Mbemba: "J’espère qu’Ibra se souviendra de moi"

Chancel Mbemba veut se faire un nom sur la scène européenne ce soir à Paris.

Interview de Y. T. et C. F.
Mbemba: "J’espère qu’Ibra se souviendra de moi"
©Photonews

Malgré sa glissade sur le quatrième but, celui d’Edinson Cavani, Chancel Mbemba fut le meilleur Anderlechtois au match aller. Arrière droit au Parc Astrid, il repassera en défense centrale au Parc des Princes. Cela lui promet un duel avec Zlatan Ibrahimovic.

Chancel, pas trop peur de vous frotter à Ibrahimovic ce soir ? 


"Non, j’espère vraiment qu’il va jouer. Je me réjouis de l’affronter. Je suis un jeune joueur et j’ai envie de me jauger face au top mondial." 

Comment faire pour gêner un tel attaquant ? 

"C’est un avant très costaud et il ne faut donc surtout pas aller directement au duel. C’est mieux de laisser un mètre et l’attaquer quand il se retourne. Ces derniers jours, j’ai regardé beaucoup de vidéos avec ses buts sur internet pour bien l’analyser." 

On vous sent confiant. 

"Personne ne me connaît et j’ai envie que l’Europe me découvre lors de cette rencontre. Si Ibrahimovic ne marque pas, toute l’Afrique parlera de moi. J’espère aussi qu’il se souviendra de mon nom après le match." 

Ce sera plus simple pour lui si vous lui laissez votre maillot. 

"Non, je ne veux pas échanger mon maillot avec lui. Tous mes maillots de Ligue des Champions, je les garde." 

Qu’espérez-vous de ce match ? Limiter la casse ? 

"Non, j’y crois. Je suis convaincu qu’on peut faire quelque chose. On a pris 0-5 à l’aller mais c’était normal. Il n’y avait que des jeunes dans l’équipe. Ce sera différent à Paris." 

Paris, connaissez-vous un peu ? 

"Non, c’est la première fois de ma vie que je m’y rends. C’est un événement pour moi. J’espère voir la Tour Eiffel en vrai. En Europe, je ne connais que la Belgique."

Et la Belgique commence à bien vous connaître. 

"Je prends doucement de l’expérience dans le championnat de Belgique mais j’ai encore beaucoup à apprendre. Sur la scène européenne, les petites erreurs ne passent pas inaperçues. Il faut travailler pour gommer tout ça." 

Vous semblez très ambitieux. 

"C’est vrai. J’aimerais devenir à terme l’un des meilleurs arrières du monde. Je prends Vincent Kompany comme exemple. C’est l’une de mes idoles et il a réussi à devenir une grande star en partant d’Anderlecht. Je rêve de la Premier League." 

Votre compatriote Dieumerci Mbokani vous conseille tout de même de rester encore deux ans à Anderlecht.

"Et peut-être même quatre ans. Je suis encore jeune et j’ai beaucoup de travail. À Anderlecht, c’est à la fois mon père et ma mère. Je peux y progresser à mon rythme." 

Comme défenseur central ou arrière droit ? 

"Mon premier poste, c’est défenseur central. Le deuxième, c’est arrière droit. De toute manière, le coach est le maître du terrain et je vais où il me dit d’aller." 

Certains vous voient aussi au poste de médian défensif. Cela vous irait-il ? 

"Chez les jeunes, en Afrique, je jouais comme numéro 8 ou même comme meneur de jeu. J’ai les qualités pour jouer au milieu aussi."




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