L'Atletico et Courtois qualifiés pour les 8e, le Barça bat Milan

Axel Witsel est sorti sur blessure. Celle-ci doit encore être examinée. Du côté de Chelsea, Hazard n'était pas sur la feuille de match. De Bruyne est monté à un quart d'heure de la fin du match.

Belga
L'Atletico et Courtois qualifiés pour les 8e, le Barça bat Milan
©AFP

Le come back de Messi, l'Ajax plus fort que le Celtic

Avec un Lionel Messi renaissant et double buteur, le FC Barcelone a assuré sa présence en huitièmes de finale de la Ligue des champions pour la dixième saison consécutive grâce à une victoire mercredi 3-1 contre le Milan AC au Camp Nou.

Ce succès assure aux Catalans (10 points) l'une des deux premières positions du groupe H. Le Barça figure dans le top 16 de la plus prestigieuse compétition européenne depuis la saison 2004-2005.

Messi, qui restait sur trois matches sans marquer toutes compétitions confondues, a mis fin à sa série noire en transformant un penalty (30) obtenu par Neymar, puis en battant le gardien milanais sur une passe de Cesc Fabregas (83). Entretemps, Sergio Busquets a marqué de la tête sur coup franc à la 40e minute.

Les Rossoneri n'y ont cru qu'en toute fin de première période, lorsque Gerard Piqué a dévié dans son propre but un centre de Kaka (45), seul joueur milanais avec Mario Balotelli à avoir créé le danger.

Le reste du temps, cette huitième confrontation entre les deux équipes depuis deux ans a clairement penché du côté du Barça, qui a eu la possession du ballon, les occasions les plus nettes et le contrôle du match.

Après plusieurs banderilles barcelonaises, le défenseur milanais Ignazio Abate a accroché Neymar au point de penalty, permettant à Messi de marquer d'une frappe en plein centre (30). L'Argentin, qui s'était dit samedi "pas encore à 100%" après son retour de blessure (cuisse), a aussitôt vu son nom scandé par le public.

Et le Camp Nou s'est dit que le Barça allait dérouler lorsque 10 minutes plus tard, Sergio Busquets a coupé le coup franc lointain de Xavi pour tromper de la tête le gardien Christian Abbiati.

Mais Kaka, 31 ans, a encore de beaux restes: le Brésilien est rentré dans la surface et a centré fort le long de la ligne de but, conduisant Piqué à dévier malencontreusement le ballon dans son propre but.

Après le repos, l'entrée en jeu de Balotelli a un peu réveillé le Milan, jusque là très défensif et plutôt maladroit en contre.

Le tir de l'attaquant international italien a trouvé les gants de Victor Valdes (50), puis il a fallu un dégagement en catastrophe de Javier Mascherano pour empêcher "Super Mario" de filer au but (62).

Le Barça aurait pu tuer le match plus tôt en seconde période, si Messi n'avait pas été signalé hors-jeu alors qu'il venait de marquer sur une peu académique déviation lobée du talon (52). Ou bien quand Neymar a régalé le public en passant quatre défenseurs en revue avant d'expédier dans les airs sa frappe (73).

Le but que tout Barcelone attendait est enfin venu lorsque Messi, enfin récompensé dans le jeu, n'a pas perdu son un contre un face à Abbiati, inscrivant son sixième but en Ligue des champions cette saison sous les vivats du Camp Nou.

Bilan: le Barça s'est qualifié, a retrouvé sa perle et reste invaincu cette saison. Le Milan de Massimiliano Allegri, lui, enchaîne un cinquième match sans victoire et est en proie au doute.

L'Ajax n'est pas mort. Son succès par un but de Schöne (51e) le relance dans la course au deuxième billet qualificatif, avec un point de plus désormais que son adversaire du jour, tombé à la dernière place.


L'Atletico surclasse Vienne

L'Atletico Madrid, seul dauphin du FC Barcelonne en Liga, s'est aussi fait un nom en Europe en se qualifiant pour les 8e de finale de la Ligue des champions grâce à sa victoire mercredi devant l'Austria Vienne (4-0).

Vainqueur de l'Europa League en 2012, l'Atletico retrouve les 8e de la C1, en tête du groupe G, cinq ans après son élimination à ce stade de la compétition en 2008-09. Ironie du sort, à l'époque, son bourreau s'appelait le FC Porto, seulement 3e de ce même groupe mercredi après son nul 1 à 1 à Saint-Pétersbourg.

Dans leur antre du Vicente Calderon rempli à ras bord, les hommes de Diego Simeone n'ont eu besoin que de onze minutes pour mettre fin aux minces espoirs des Viennois. Un corner de Koké a envoyé le ballon dans la surface, provoquant un cafouillage de la défense des visiteurs. Miranda a alors marqué de près son deuxième but de la saison en C1.

Si le gardien belge des Colchoneros, Courtois, a dû s'employer pour écarter un tir de près et en force de Royer (21e), l'Atletico a rapidement puni l'audace de l'Austria. Un contre rapidement mené a propulsé Diego Costa en position d'adresser un centre millimétré à Raul Garcia qui, de l'arrière du crâne, trompait pour la deuxième fois le gardien autrichien Lindner (24e). Dans la foulée, Diego Costa était tout près d'ajouter un troisième but mais sa reprise du droit a été déviée par Lindner.

Mais la nette domination de l'Atletico a fait craquer une nouvelle fois la défense viennoise. Koké, encore lui, a servi à droite Juanfran qui a centré à ras de terre pour Adrien Lopez, dont la reprise ratée a été reprise par Filipe Luis, en embuscade (45e).

A 3-0 à la pause, l'Atletico tenait son ticket pour les 8e, et Diego Simeone a sorti Adrian (remplacé par Torres) afin de préparer tranquillement le match de la 13e journée de Liga, dimanche à Villarreal.

Diego Costa a ajouté un 4e but en fin de partie, après avoir raté un penalty (75e).

Après ce 4e succès européen en quatre rencontres, l'Atletico peut raisonnablement espérer faire mieux qu'en 2008-09 en C1.


Le Zenit et Porto se quittent dos à dos, Witsel se blesse

Le Zenit Saint-Pétersbourg d'Axel Witsel et Nicolas Lombaerts a partagé l'enjeu 1-1 face au FC Porto de Steven Defour dans le cadre de la 4e journée du groupe G de la Ligue des champions. Tout profit pour l'Altético Madrid de Thibaut Courtois qui affrontera l'Austria de Vienne à 20h45. Axel Witsel a cédé sa place, blessé, après 81 minutes de jeu.

Nicolas Lombaerts, capitaine du Zenit, Axel Witsel et Steven Defour ont tous trois été titularisés. Lombaerts et Defour ont disputé les 90 minutes alors que Witsel a été contraint de céder sa place à la 81e. Il s'est blessé suite à un tackle portugais alors qu'il s'apprêtait à armer une frappe.

Lucho Gonzalez a ouvert la marque pour Porto à la 23e minute, mais Hulk égalisait pour le Zenit cinq minutes plus tard. Hulk a ensuite manqué un penalty à la 52e minute.

Ce résultat est excellent pour l'Atlético Madrid de Thibaut Courtois. 


Chelsea en met 3 à Schalke 04, Bâle tenu en échec par Bucarest

Chelsea, troublé par Schalke jusqu'à une énorme bévue du gardien allemand, réalise finalement mercredi une excellente opération avec un large succès (3-0), en vue de la qualification en 8e de finale de Ligue des champions.

Les Anglais comptent désormais neuf points dans le groupe E après leur 3e succès d'affilée et leur 100e dans toutes les coupes d'Europe, soit trois d'avance sur les Allemands.

Alors qu'il leur reste à affronter le Steaua et Bâle, loin derrière, il est difficile d'imaginer comment ils pourraient subir le même sort que l'an passé, sorti dès les poules.

Ils peuvent assurément rendre grâce à leur visiteurs d'un soir qui, 15 jours après avoir ressuscité le fantôme de Torres à Gelsenkirchen, se sont attaqués avec le même succès à celui d'un Eto'o porté disparu depuis son arrivée à Londres cet été.

En bon chasseur et tout vieillissant qu'il soit, le Camerounais peut grandement remercier Hildebrand d'avoir pris son temps pour dégager. Bêtement contré par Eto'o, le portier a alors vu le ballon filer jusqu'à son but (31), pour le plus grand plaisir du public.

Dommage pour le pauvre gardien qui avait auparavant brillé sur un coup-franc vicieux de Schürrle.

Avant cela, Schalke, malgré sa lourde défaite à l'aller (3-0), avait pris à la gorge les Blues pour profiter de leurs doutes après la fin de leur série de six victoires d'affilée, à Newcastle.

Mais ni l'excellent Draxler (5, 53) ni Szalai (6) n'ont pu tromper Cech après des mouvements intéressants.

Courtisé par Chelsea, l'Allemand, malgré une nervosité à fleur de peau, a tout fait pour convaincre Mourinho quelques jours après avoir inscrit son 1er but de la saison en championnat contre le Hertha (2-0).

Sur son banc, le Portugais ne devait alors pas faire le fier, lui qui avait finalement changé six hommes et non 11 comme il l'avait annoncé de rage au soir de la défaite chez les Magpies.

Mais, en l'absence de Torres, forfait, ses choix avaient quand même des allures de sanction pour Mata et Cole, sur le banc, ou Hazard, soit-disant blessé et absent de la feuille de match.

Après ce but-gag, Eto'o, revigoré, en a donc inscrit un 2e après un bon service de Willian suivi d'un excellent enchaînement contrôle et frappe placée (54).

Généreux jusqu'au bout, Schalke a même permis ensuite à son remplaçant Demba Ba, sous-estimé par son entraîneur, de débloquer son compteur cette saison (83).

Schalke "nul-vier", qui n'a pas inscrit le moindre but en quatre tentatives contre Chelsea alors qu'il s'était imposé chez Arsenal il y a un an, n'a finalement jamais aussi bien porté son nom alors que les Blues restent invaincus pour la 7e fois chez eux face à un club allemand.

Dans le match des outsiders, Bâle a maintenu son avance de trois points sur le Steaua en arrachant le nul grâce à Sio (90e+1). Les Suisses ont ainsi pris une option sur la 3e place, tout en gardant un œil sur la 2e.


Marseille déjà éliminé

A l'issue d'un match à rebondissements où Marseille avait ouvert le score, Naples s'est placé en position idéale pour atteindre les 8e de finale de Ligue des champions contre une formation française (3-2) toujours bredouille après quatre journées.

Pour sa 2e participation à l'épreuve, l'équipe de Rafael Benitez entrevoit donc la qualification avant de se déplacer à Dortmund et de recevoir Arsenal pour l'ultime journée.

Dernière du groupe F sans aucun point, Marseille, après la défaite de Dortmund face à Arsenal (1-0), peut encore terminer 3e du groupe, et être reversé en Europa League.

Deux semaines après une défaite à domicile face aux mêmes Italiens, la tâche s'annonçait quasi impossible pour Marseille. Et pourtant, l'OM allait se donner les moyens, pendant 20 minutes, de croire au miracle.

Sur un corner tiré de la droite par un Thauvin intenable, le Ghanéen André Ayew croisait sa tête et trompait Pepe Reina (1-0, 10).

Pour son 100e match de Ligue des champions, l'OM pouvait-il alors tenir ce résultat et réussir à battre Naples sur sa pelouse, ce qu'aucun autre club n'est parvenu à faire en C1 ?

Mais en deux minutes, les Napolitains allaient remettre les visiteurs à leur place: d'abord par Inler, là aussi à la suite d'un corner. Mandanda parvenait pourtant à repousser la tête d'Albiol seul au second poteau, mais pas le tir du milieu de terrain suisse qui avait récupéré le ballon aux 25 mètres (1-1, 22).

Puis, par l'attaquant argentin Higuain qui donnait l'avantage deux minutes plus tard, profitant d'un centre dévié par le défenseur sénégalais Diawara pour tromper Mandanda d'une somptueuse volée (2-1, 24).

Comme contre Arsenal, Marseille n'avait pas démérité mais des erreurs de marquage fatales en défense avaient eu raison de sa bonne volonté. Et contre l'actuel 2e du championnat italien, ce genre de relâchements ne pardonne pas.

Après quelques minutes de torpeur, Thauvin puis Jordan Ayew remettaient l'OM dans le sens de la marche. Le champion du monde des moins de 20 ans faisait admirer ses dribbles chaloupés, tandis que le cadet des frères Ayew partait lui aussi dans un slalom mais son tir butait sur Reina (36).

Le début de seconde période était du même tonneau, avec des Marseillais qui tentaient le tout pour le tout. Thauvin d'abord trouvait le petit filet (50), puis André Ayew se dégageait du marquage pour armer un tir qui s'envolait (54). Avant que Dimitri Payet, entré peu avant à la placé d'un Valbuena peu en vue, ne dévisse son tir (59).

Thauvin trouvait la récompense à ses efforts en égalisant (2-2) à la 63e minute reprenant au 2e poteau un centre de la gauche de Payet, redonnant ainsi l'espoir aux joueurs de Baup. Une égalisation qui n'avait rien d'illogique au regard de la physionomie de la seconde période où les Italiens ne proposaient pas grand chose.

Mais à 15 minutes du terme, sur l'une de leurs rares accélérations, les joueurs de Rafael Benitez repassaient devant et cette fois définitivement, grâce au 2e but de Higuain, qui reprenait seul au 2e poteau un centre du Belge Mertens.


Arsenal mystifie le Borussia Dortmund

Arsenal, sonné quinze jours plus tôt sur sa pelouse, est venu prendre sa revanche à Dortmund (1-0) grâce à un but d'Aaron Ramsey après l'heure de jeu, mercredi, lors de la 4e journée de la Ligue des champions.

Avec 9 points, Arsenal conserve son rang de leader grâce à une meilleure différence de buts que Naples, vainqueur à Marseille (3-2), tandis que le compteur du vice-champion d'Europe allemand reste bloqué à 6 unités.

Arsenal se relance parfaitement dans la course à la qualification, qu'il n'a pas manquée les dix dernières saisons. Il pourrait l'assurer en recevant fin novembre des Marseillais déjà éliminés, alors que le Borussia jouera une petite finale en accueillant Naples.

Le leader de la Premier League porte à 15 sa série de victoires à l'extérieur, tandis que le N.2 de la Bundesliga cède pour la première fois cette saison dans son Westfallen Stadion.

Une pelouse rendue glissante par la pluie, des bourrasques de vent et deux équipes se méfiant l'une de l'autre dans ce match à gros enjeu: le spectacle offensif espéré n'était pas vraiment au rendez-vous durant la première période.

Dortmund dominait légèrement et se créait les meilleures occasions, par Subotic qui reprenait en pivot un ballon renvoyé par la défense et qui passait de peu à côté (17), puis Blaszczykowski sur une reprise trop enlevée sur un centre de Grosskreutz (25), et surtout Mkhitaryan qui héritait d'un ballon seul à l'entrée de la surface mais dévissait sa frappe (37).

Appliqués en défense et dans l'entrejeu, les Gunners d'Arsène Wenger n'avaient encore eu aucune occasion à la pause.

Le Borussia reprenait tambour battant. Une tête piquée de Reus était détournée du bout des doigts par Szczesny (50), puis Reus, encore, et Schmelzer faisaient trembler les filets, mais sur deux positions de hors-jeu.

Et contre le cours du jeu, Arsenal concrétisait sa première occasion: un ballon récupéré par Rosicky, et Özil centrait dans la surface où Giroud remisait de la tête pour Ramsey qui ouvrait la marque (1-0, 62). Le 11e but de la saison pour le Gallois, le 5e en C1 en comptant les matches de barrages.

Les Gunners manquaient le K-O par Ramsey puis Giroud, Weidenfeller faisant face sur la première tentative (65) et Sahin sauvant sur la ligne sur la seconde (66).

Jürgen Klopp tentait d'apporter du sang neuf et de la vitesse en faisant entrer Aubameyang, mais les Gunners faisaient preuve d'une grande solidarité pour conserver ce précieux avantage et laisser muet Lewandowski, le buteur polonais qui avait marqué le but de la victoire allemande à Londres. de la victoire allemande à Londres.


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