"Weiler critiqué? Ce n'est un scoop ça"

La Sabener Strasse à Münich. La rue où se trouve le centre d’entraînement du Bayern Münich est devenue un lieu mythique du foot allemand. C’est ici que réside le Bayern Münich, qui s’est déjà emparé d’une grande partie de la rue, et qui poursuit les agrandissements.

C’est paradoxalement dans une salle de presse minuscule - sans doute la plus petite de la Ligue des Champions - que nous avons assisté en tant que seul média francophone à la conférence de presse de Carlo Ancelotti et Manuel Neuer.

Le thème qui passionne l’Allemagne de ces jours est l’interview très critique de Lewandowski envers la direction. "Bien sûr que je vais parler à Robert", indiquait l’Italien, qui s’attendait visiblement à des questions concernant ce sujet. "Mais je vais parler du match contre Anderlecht, et pas de son interview."

Ancelotti ne partage d’ailleurs pas l’avis de Lewandowski. "Moi, je trouve que nous sommes plus forts que la saison passée. On ne l’a pas encore montré, mais ça va venir."

Et puis, Ancelotti a pu répondre à nos quelques questions belges. La force d’Anderlecht ? "C’est une bonne équipe, bien organisée, qui joue aussi avec des longs ballons et qui a de la vitesse."

Les joueurs qui l’ont impressionné ? Ancelotti, de façon diplomatique : "Je ne vais pas citer de noms..." S’il connaît Leander Dendoncker ? "Oui. Et alors ? Je me focalise surtout sur mon équipe. Mais je sais quel est le style de jeu et l’identité d’Anderlecht. Son identité est très claire."

Sous René Weiler, le style est assez défensif, Monsieur Ancelotti. Et il s’est fait critiquer pour cela. "Que votre coach se fasse critiquer, ce n’est pas une nouvelle. Tous les coaches sont critiqués!" (rires)