Avec la blessure d’Umititi, l’Anversois peut donner un autre contour à sa vie barcelonaise.

"J’ai parlé avec l’entraîneur et il est content de ce qu’il voit à l’entraînement. Un club comme le FC Barcelone a besoin de plus de trois défenseurs, il en faut quatre ou cinq. Avec les blessures ou les suspensions, je pourrais être rappelé. Tout peut aller vite dans le football."

En tenant ce discours il y a peu, Thomas Vermaelen ne se doutait sans doute pas qu’il allait visiter ce lieu commun du ballon qui veut effectivement que les choses puissent s’accélérer soudainement.

Lui qui avait dû patienter jusqu’au 24 octobre pour disputer son premier match de la saison en Coupe du Roi payant son statut de quatrième défenseur central dans la hiérarchie derrière la paire inamovible formée par Gérard Piqué et Samuel Umtiti dont le premier suppléant était Javier Mascherano. Sauf que le Français s’est blessé face au Celta Vigo, quittant le terrain en se tenant l’arrière de la cuisse. Et le communiqué publié par le Barça a estimé l’absence de son défenseur qui souffre d’une rupture du biceps fémoral à 8 semaines. Mascherano également blessé pour au moins une dizaine de jours, Vermaelen s’est retrouvé propulsé sur le terrain sans avoir eu le temps de s’échauffer pour les 18 dernières minutes du match…

L’Anversois s’en est plutôt bien sorti, affichant son sérieux même s’il a écopé d’un avertissement. Et il s’apprête désormais à enchaîner face au Sporting en Ligue des Champions puis contre Villarreal, le Deportivo La Corogne et peut-être même lors du clasico le 23 décembre prochain contre le Real Madrid vu les doutes qui pèsent sur Javier Mascherano.

Soit autant d’opportunités de donner un autre contour à sa vie barcelonaise, pour l’instant faite de blessures à répétition avec 250 jours passés à l’infirmerie selon le décompte de la presse locale et à ce statut de l’une des plus mauvaises recrues de la décennie et de prouver son vrai visage.

Celui d’un défenseur qui, à son meilleur niveau, reste fiable et qui passera aussi un test physique tant sa capacité à enchaîner les rencontres reste un doute que Roberto Martinez aimerait bien voir se dissiper.