La défaite par 2-0, la différence de classe, la tactique contestée, l’attaque verbale de De Zeeuw envers son coach : le premier rendez-vous avec la Ligue des Champions a laissé des traces.

Herman Van Holsbeek, votre coach a-t-il fait le bon choix tactique ?  

"Oui. Il est logique qu’en déplacement en Ligue des Champions, on joue plus prudemment. Le but était de réaliser un match comme au Milan AC la saison passée. Mais quand on encaisse un but évitable après quatre minutes, aucune tactique n’est la bonne."  

Pourtant, Anderlecht est rentré dans le match en seconde mi-temps, en 4-4-2.  

"Là aussi, le coach a fait ce qu’il devait. Il a sacrifié De Zeeuw et a misé sur l’offensive. On ne peut pas lui reprocher grand-chose. On pourrait croire que la tactique était meilleure en seconde mi-temps, mais Benfica a levé le pied. Avant le repos, on a été surpris par leur vitesse d’exécution. Ce qui me frappe aussi : nous avons pris cinq jaunes, mais Benfica a commis deux fois autant de fautes que nous."  

De Zeeuw n’a pas été tendre pour son coach.  

"Certains joueurs - dont De Zeeuw - doivent se regarder dans le miroir. Je sais que les Néerlandais sont plus directs que les Flamands dans leur communication. Mais a-t-il joué une bonne première mi-temps ? Je crois qu’il connaît la réponse lui-même."  

Van den Brom dit que oui.  

"Je suis également un fan de Demy De Zeeuw, mais de celui qui jouait à l’Ajax. Depuis qu’il est à Anderlecht, je n’ai pas encore revu ce De Zeeuw-là."  

Revoyez-vous déjà vos ambitions à la baisse ?

"Je crois qu’on doit viser la 3e place. Le prochain match - à domicile contre l’Olympiacos - est déjà crucial. Et celui qui pourra grappiller quelque chose contre le PSG et Benfica, sera très proche de cette 3e place. Ce n’est pas une honte. Je constate que Madrid a battu Galatasaray par 1-6 et que Manchester City a écrasé Pilzen par 0-3."