Atlético-Chelsea est l'une des affiches des huitièmes de finale de Ligue des Champions. Nos confrères britanniques du journal The Guardian ont interviewé le défenseur brésilien Filipe Luis, aujourd'hui à Flamengo, qui a évolué pendant huit ans à l'Atlético Madrid. En deux temps, puisqu'il avait quitté les Colchoneros pour Chelsea le temps d'une saison, en 2014-2015.

Dans cette longue interview, le double finaliste de Ligue des Champions évoque évidemment cette année compliquée à Londres et notamment sa relation difficile avec Mourinho mais aussi les quelques mois passés aux côtés d'Eden Hazard: "Eden est, avec Neymar, le meilleur avec qui j'ai eu la chance de jouer. Il est tout en haut avec Messi et ces gars qui peuvent gagner des rencontres à eux seuls. Il ne courait pas beaucoup pour nous aider en défense, il jouait à Mario Kart dans le vestiaire, il s'échauffait les lacets défaits. Mais en match, personne ne pouvait lui prendre le ballon. Il peut tout faire: dribbler, marquer, donner la dernière passe... il lui manque juste l'ambition de vouloir devenir le meilleur du monde. Car il pourrait l'être."

Concernant Mourinho, Filipe Luis admet qu'il y a eu des moments compliqués mais il nuance rapidement: "On pourrait croire que nous sommes brouillés mais je l'admire. J'ai tout de même été champion avec lui et il ne m'a jamais abandonné. J'ai pu jouer régulièrement, même si Azpilicueta était très bon, et il a toujours envoyé Rui Faria me parler. Mais il n'a pas pu tirer le meilleur de moi, tout comme il n'a pu tirer le meilleur de Salah. Parce que Salah était digne de Messi aux entraînements. Vraiment. Demandez à n'importe qui."

Finalement, Filipe Luis est retourné à Madrid en envoyant ce message à Marina Granovskaia, directrice sportive du club: "Désolé de ne pas pouvoir vous montrer le meilleur de moi-même mais merci d'avoir cru en moi." Et d'expliquer: "Quand je suis rentré à Madrid, Cholo m'a dit: "Tu vois, tu ne joues bien que pour moi." C'était vrai, il connaissait chaque centimètre de mon cerveau."

C'est la deuxième fois que Filipe Luis suit la Ligue des Champions depuis son Brésil natal. Et il promet une chose: "J'ai laissé passer deux occasions de soulever la coupe aux grandes oreilles mais j'aurai une autre opportunité, comme entraîneur".

Le rendez-vous est pris.