L’entraîneur du Bayern apparaît fragilisé par les résultats récents.

Tout avait commencé comme dans un rêve. Par un bilan parfait de quatre victoires en quatre matchs avec 16 buts marqués sans en encaisser. Mais le bilan de Hans Dieter Flick à la tête du Bayern s’est assombri au fil de ses deux défaites de rang contre Leverkusen puis à Mönchengladbach. À chaque fois sur le même score (2-1). Avec une analyse identique : celle d’une équipe qui ne joue pas si mal mais qui manque cruellement de réalisme.

"Après le but de Perisic, nous avons arrêté de jouer", a soupiré le successeur de Niko Kovac sur le banc bavarois.

Si ses premiers choix, comme celui d’avoir ressorti Javi Martinez du placard, avaient fait mouche, les décisions d’aligner David Alaba en défense centrale à Gladbach, de maintenir coûte que coûte sa confiance en un Thomas Müller en perdition en soutien de Robert Lewandowski ou encore de déplacer Joshua Kimmich de l’entrejeu au côté droit de la défense ont interpellé.

"Je ne comprends pas", a avoué sur Sky Dietmar Hamann, l’ancien milieu de terrain, avant d’étayer un peu son analyse : "Ils ont déjà pris 20 buts alors que je me souviens de saisons terminées avec seulement 20 buts encaissés."

Et Lothar Matthaüs de résumer la situation : "Le Bayern ne fait plus peur."

Ou alors à ses propres supporters, qui n’avaient plus vu leur équipe, actuellement septième, si mal classée depuis décembre 1991.

Ce qui fragilise forcément la position d’un technicien conforté jusqu’à la trêve et qui joue une partie de sa crédibilité dans ce match pour du beurre contre Tottenham, le Bayern étant déjà assuré de terminer premier de son groupe. Plus que le nom de Mauricio Pochettino écarté car ne parlant pas allemand, ceux d’Erik ten Hag (Ajax) et de Thomas Tuchel (Paris SG) ressurgissent à nouveau…