Champions League Le gardien du PSG a conservé ses buts, tandis que son ex-concurrent Thibaut Courtois prenait l'eau.

Dire qu'il n'y a pas si longtemps, Keylor Navas végétait encore sur le banc du Real Madrid, barré par Thibaut Courtois. En acceptant de rejoindre le PSG (avec Alphonse Areola qui faisait le chemin inverse, sous forme de prêt), le Costaricain allait redonner un coup de boost à une carrière qui avait connu un coup d'arrêt suite à l'arrivée du Belge au Bernabéu. 

Mieux, pour sa première en Ligue des Champions sous son nouveau maillot, le portier de 32 ans allait s'offrir une éclatante revanche sur son ancien employeur. Le tout grâce à un doublé d'Ángel Di María et un troisième but de Thomas Meunier, tandis que lui parvenait à garder ses filets inviolés. 

D'un naturel plutôt discret, Navas n'a pourtant pas jeté d'huile sur le feu au moment de passer par la case interview. "C'était étrange de voir mes anciens équipiers face à moi et non pas avec moi dans le couloir menant au terrain, avant le match", a-t-il concédé. "Mais cela peut arriver en football. Je suis toujours ami avec eux, mais sur le terrain, chacun défend son camp."

"Non, ce n'est pas une revanche", a-t-il poursuivi. "Dès mon arrivée à Paris, on m'a fait me sentir chez moi. Je suis heureux au PSG et quant à Madrid, je n'en garde que le meilleur. (...) Je ne garde aucun ressentiment, pour personne. Je n'ai pas quitté le Real, car l'un ou l'autre a dit ceci ou cela. Je suis parti parce que ma famille et moi nous sommes dit que c'était la meilleure décision à prendre à ce moment-là. On m'a traité ici comme si je faisais patrie des meubles, on m'a donné beaucoup d'amour. Je dois défendre ces couleurs jusqu'à la mort", a-t-il également déclaré, ajoutant vouloir écrire son histoire au Parc, plutôt que ressasser le passé.

Revigoré au sein d'une équipe qui veut enfin se débarrasser de l'étiquette de loser qui lui colle à la peau, Navas a donc le temps de voir venir, lui qui n'a désormais plus de vrai concurrent pour lui barrer la route.