Plus de trois ans après la 'remuntada' de Barcelone au PSG, les Parisiens tiennent, eux aussi, une qualification en Ligue des Champions grâce à un renversement de situation dans les derniers instants de la rencontre.

Ce mercredi soir, le PSG a tremblé. Il était encore mené au score à la 89ème minute. Fort heureusement, Marquinhos était au bon endroit pour reprendre une frappe croquée de Neymar. Ce dernier lançait parfaitement Mbappé en profondeur, une poignée de secondes plus tard. Altruiste, leFrançais servait à la perfection Choupo-Moting, héros inattendu d'un soir. Mais tout au long de la rencontre, un joueur de Paris était au dessus du lot. Fort de ses 16 dribbles réussis, Neymar s'est baladé dans la défense italienne. Sans marquer toutefois.

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Ce jeudi matin, la presse française ne tarissait pas d'éloges à propos de Ney. "Un bien drôle de match. Il était attendu et longtemps, on n'a vu que lui, pour le pire et le meilleur. Ses démarrages et ses dribbles ont fait un malheur dans les lignes italiennes. Il a été inexplicablement déficient dans la finition, avec deux ratés énormes face à Sportiello. Mais il est impliqué sur les deux buts...", écrit ainsi L'Equipe

Eurosport de son côté met en évidence son rôle d'ouvre-boîte: "Les illuminations, le rôle de détonateur, l'unique danger parisien en première période ou les nombreuses occasions, notamment deux face-à-face, gâchées? Il a été tout autant un poison pour Bergame qu'une raison de s'arracher les cheveux pour Thomas Tuchel mais c'est lui qui est décisif sur le but de Choupo-Moting en trouvant l'espace pour lancer Mbappé dans le dos de la défense." Alors que So Foot ironise de la sorte: "Il a donné l’impression de jouer contre des enfants. Seul bémol : il a aussi joué avec des enfants."

Le PSG va-t-il enfin gagner la Ligue des Champions ?

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En Italie, on salue davantage le beau parcours et la prestation de l'Atalanta. "Pas comme ça!", écrit la Gazzetta dello Sport en Une. "La Dea avait l'avantage jusqu'à la 90e, puis Paris a égalisé et est passé devant : adieu la C1. La déception est immense pour l'Atalanta. Mais elle a prouvé qu'elle n'était pas un intrus dans le Final 8. La Dea ne sera plus considérée comme une surprise, même au plus haut niveau. Et l'équipe a redonné de l'espoir à une ville frappée par la pandémie". De son côté, Corriere dello Sport loue le caractère des Italiens: "L'Atalanta n'a pas eu peur, a joué à armes égales, a mené et caressé le rêve d'une demi-finale... Puis tout s'est effondré avec les derniers assauts français, qui ont renvoyé à la maison le beau conte de Bergame." Enfin, Tuttosport  la jouait sobre: "Fier de vous". 


En Espagne, la prestation de Neymar n'est pas passée inaperçue. "Neymar était au niveau Ballon d'Or. Le Brésilien était de loin le meilleur, des performances dignes du meilleur joueur du monde. Avec lui dans cette forme, le PSG est capable de casser n'importe quelle défense, même celle de l'Atlético del Cholo", écrit Marca, tandis que le Mundo Deportivo consacre sa Une à l'ancien joueur du Barça. "Ney revit". Avant de développer: "Même s'il n'a pas marqué, 'Ney' fut un cauchemar pour la défense italienne."

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En Angleterre, le Guardian évoque l'attaque du PSG: "Finalement, il a fallu 400 millions de livres sterling de talent offensif (Ndlr: pour acheter Neymar et Mbappé), 93 minutes de football de plus en plus effréné et un homme qui n'a inscrit que cinq buts en une saison avec Stoke (Choupo Moting) pour raconter ce quart passionnant. Il y a certes des adversaires plus forts dans la compétition, mais pas beaucoup de meilleures attaques que celle du PSG." 

Enfin l'Allemagne et Bild rendent hommage au coaching payant de Thomas Tuchel: "Tuchel sauve d'abord son avenir, car les attentes du club sont énormes. Un limogeage n'était pas exclu en cas d'élimination." "S'il n'avait pas cassé son cinquième métatarse il y a quelques jours, Tuchel aurait traversé le terrain pour aller féliciter ses joueurs", ajoute Kicker. 

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