Même s'il peut se qualifier dès ce soir, Barcelone n'est pas à l'abri d'un énorme couac en Ligue des Champions. 

Leader de son groupe devant Dortmund et l’Inter Milan après un 8 sur 12, tout va bien pour Barcelone en Ligue des Champions. Le club de Messi n'a toujours pas connu la défaite sur la scène européenne et est en passe de valider son billet pour le tour suivant. Mais malgré ce bilan chiffrable honorable, des interrogations demeurent. Les prestations en dents de scie de ces dernières semaines, voire depuis le début de la saison, incitent à la méfiance tant cette équipe a alterné le bon et le (très) mauvais, surtout en déplacement.

Il reste deux rencontres à disputer dans ce groupe F. Avec la possibilité, pour Lionel Messi et les siens, de valider leur ticket pour les huitièmes de finale dès ce mercredi soir en cas de victoire face à Dortmund au Camp Nou. C'est le scénario attendu et espéré en Catalogne. En revanche, un nul ou une défaite face au Borussia compliquerait leur tâche si l’Inter venait à s’imposer au Slavia Prague par la même occasion.

Imaginons par exemple un match nul entre Espagnols et Allemands ce soir, pendant que l’équipe de Romelu Lukaku fait le boulot en République tchèque - ce qu'elle n'avait pas été capable de faire à l'aller. Barcelone compterait alors 9 unités, Dortmund 8 et l’Inter Milan 7. Tout ça, avant un déplacement des hommes d’Ernesto Valverde à Milan.

Au vu de leur état de forme en déplacement cette saison -déjà trois défaites en Liga et de nombreuses victoires étriquées-, tant en Espagne qu'en Europe, Barcelone serait alors en grand danger avant d’affronter la bande à Antonio Conte. Qui aurait un très gros coup à jouer si elle s’imposait face au géant espagnol le 10 décembre. Il ne manquerait plus qu’une victoire de Dortmund, à domicile contre un Slavia déjà éliminé et démobilisé, et le scénario inenvisageable en Catalogne pourrait alors prendre forme.

On n’en est évidemment pas encore là, d’autant que cette théorie a déjà des chances de s’écrouler dès ce mercredi soir. Il n’empêche que la possibilité existe. Et qu'elle n’est pas aussi farfelue qu’on pourrait l’imaginer...