Cependant, la préfecture "invite instamment les supporters parisiens qui assisteront à des retransmissions de la finale à Marseille à ne pas porter de signes ostentatoires dans l'espace public et à faire preuve de modération dans leurs éventuelles célébrations afin de ne pas être pris à partie".

Dans un communiqué titré "Sécurité des supporters parisiens à l'occasion des retransmissions de la finale de la Ligue des Champions à Marseille", la préfecture de police est revenue sur sa décision de jeudi qui avait déclenché une polémique: "face à l'incompréhension suscitée par cet arrêté, le préfet de police a décidé ce jour de l'abroger".

Les autorités rappellent que leur idée de départ était "d'éviter la réitération des troubles à l'ordre public survenus autour du Vieux-Port lors de la retransmission de la demi-finale" gagnée par le grand rival de l'Olympique de Marseille contre le RB Leipzig (3-0), mardi.

La rivalité reste forte entre supporters des deux clubs, ceux de l'OM se targuent d'être "à jamais les premiers" vainqueurs de la Ligue des champions en 1993. Certains voient d'un mauvais oeil d'être rejoints par leur "ennemi" au palmarès.

La décision initiale de la préfecture de police interdisait "à toute personne se prévalant de la qualité de supporter parisien ou se comportant comme tel" de circuler dans un périmètre autour du Vieux Port du dimanche 21 août à 15h00 au lundi 22 août à 03h00 du matin.

Le coup d'envoi de la finale PSG-Bayern Munich sera donné à 21h00 dimanche à Lisbonne."Cet arrêté avait pour seul objet la protection des supporters parisiens, et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de circulation", explique la préfecture de police.

Le soir de la demi-finale victorieuse du PSG, deux personnes, dont l'une portait le maillot du club de la capitale, avaient été agressées dans le centre de Marseille.

Si elle a retiré son arrêté, la préfecture de police rappelle toutefois que "les forces de l'ordre déployées autour du Vieux Port seront particulièrement vigilantes afin d'empêcher l'action de tout fauteur de trouble, sans exception".