En inscrivant son premier (et splendide) but en Ligue des Champions, le Diable Rouge a envoyé un message à Serge Aurier.

Il y a des soirs comme cela, où tout vous réussit. Thomas Meunier en a fait l’agréable expérience mardi, sur la pelouse de Bâle.

À l’origine du premier but des Parisiens, d’une frappe trop croisée déviée, un peu chanceusement, dans le but par Blaise Matuidi, le Belge a ensuite envoyé, à 1-1, une superbe volée dans la lucarne, au bout du temps réglementaire, scellant la victoire et la qualification du Paris SG pour les huitièmes de finale.

"C’est un très joli moment. Cela restera dans ma mémoire", souriait l’ancien Brugeois au micro de Bein Sports après la rencontre. "Je tiens à souligner la passe de Rabiot, qui m’a vu, seul, alors qu’il y avait beaucoup de monde dans la surface. J’étais obligé de la tenter, sinon j’aurais regardé l’action. C’était tout ou rien, soit ça va dans la tribune, soit dans le but…"

Si ce match restera sans doute longtemps gravé dans la mémoire du Diable Rouge, il a peut-être aussi dessiné les contours d’une lutte plus acharnée entre Meunier et Aurier (toujours blessé à la cheville) pour la place de latéral droit dans l’effectif parisien.

Considéré comme le remplaçant de l’international ivoirien, le Belge, déjà très en jambes à Lille vendredi (0-1), a sans doute livré, mardi soir, sa prestation la plus aboutie sur les couleurs parisiennes.

Mais même s’il a marqué des points, Meunier n’a sans doute pas (encore ?) totalement redistribué les cartes, tant Aurier, qui est courtisé par le Barça, semble indiscutable, malgré ses frasques extra-sportives.

"J’ai un sérieux concurrent devant moi", avait indiqué l’Ardennais dans Le Parisien en début de semaine. Il a néanmoins prouvé, mardi, dans son apport offensif comme dans sa consistance au niveau défensif, qu’il avait les qualités pour faire basculer une rencontre. "Cela n’a pas été évident de trouver des solutions, surtout dans l’axe. On a dû écarter le bloc, ce qui créait des espaces sur le côté", a expliqué le natif de Saint-Ode après la rencontre. "J’ai fait deux ou trois montées en première période, mais tout le monde a travaillé en pensant à l’équipe."

De son petit banc, Unai Emery a sans doute apprécié. Tout comme Serge Aurier, qui de son canapé, n’a pas hésité à féliciter Meunier sur Twitter, en postant une succession de smileys admiratifs. Une attitude sympathique qui porte à croire que la concurrence entre les deux hommes est saine. Mais qu’elle ne les empêche pas de se tirer la bourre.