Que ce fut long ! Rachetés en septembre 2008 par un fonds d'investissement d'Abou Dabi, les Skyblues ont patienté plus d'une décennie pour arriver en finale de la Ligue des Champions. Lors de la prise de pouvoir des propriétaires émiratis, Manchester City n'était qu'un club habitué à lutter contre la relégation. Le troisième titre de champion d'Angleterre de l'histoire de City conquis en 2012, une première depuis 1968, constituait un premier tournant de cette nouvelle ère censé amener rapidement les pensionnaires de l'Etihad Stadium sur le toit de l'Europe.

Ni Roberto Mancini qui avait mis fin à 44 ans de disette en Premier League pas plus que Manuel Pellegrini ne parviendront à faire briller City en Ligue des Champions. Même Pep Guardiola, auréolé de ses deux Ligues des Champions avec Barcelone, a enchaîné les désillusions sur la scène continentale. Arrivé en Angleterre en février 2016, celui qui avait disputé sept demi-finale de Champions League avant sa venue chez les Citizens n'en a joué que deux avec eux : contre le Real deux mois après son arrivée et face au PSG.

"Je pense aussi aux joueurs qui nous ont aidés"

La qualification en finale obtenue ce mardi face aux Français a été accueillie comme un ouf de soulagement et une première victoire, à tel point que l'entraîneur espagnol a voulu rendre hommage aux anciennes gloires du club.

"Il faut penser à toutes les personnes qui ont fabriqué ce club notamment à Colin Bell et Mike Summerbee."

Le premier cité est décédé en janvier dernier à 74 ans des suites d'une longue maladie. Il avait disputé 492 rencontres entre 1966 et 1979, inscrivant 152 buts. Mike Summerbee, toujours en vie, a lui aussi marqué de son empreinte le club de Manchester en restant dix ans là-bas (1965-1975). Ensemble, ils ont gagné le titre en 68, la Cup en 69 et la Coupe des Vainqueurs de Coupes, ancêtre de l'Europa League, en 1970.

Guardiola a également félicité sa direction et ses anciens joueurs dont Vincent Kompany.

"Félicitations aux propriétaires qui ont repris l'équipe. Ils ont investi et nous ont toujours soutenus. Les gens pensent que ce n'est qu'une question d'argent. D'accord s'ils veulent le croire mais ce n'est pas seulement ça. C'est un travail réalisé par tous les départements du club. Je pense aussi à Vincent Kompany, David Silva, Joe Hart et Pablo Zabaleta, de nombreux joueurs qui nous ont aidés à devenir ce que nous sommes. Ce succès leur appartient également et je suis sûr qu'ils nous soutiendront dans trois semaines."

Il ne reste plus qu'à connaître l'identité de leur adversaire qu'ils rencontreront le 29 mai prochain à l'Ataturk Stadium à Istanbul.