C’est avec un grand sourire que la famille anderlechtoise a pris l’avion pour Lisbonne, hier matin. La participation à la Ligue des Champions est l’événement de l’année pour le Sporting. Mais que peut-on attendre des Mauves à Benfica ? “Je nourris une certaine angoisse”, révèle le président Vanden Stock. “On joue contre le finaliste de l’ Europa League, qui aurait mérité de battre Chelsea en finale.”

Généralement, vous êtes plus optimiste. 

Soyons réalistes. Normalement, on doit perdre un tel match, devant 60.000 spectateurs face à une équipe qui joue toujours la Ligue des Champions. Je ne dis pas qu’il faudrait un miracle, mais quand même un excellent Anderlecht pour rentrer avec quelque chose de Lisbonne. Mais le foot reste le foot : je me souviens même avoir été gagner au Bayern (NdlR : 1-2 en 2008 en Europa League, après une défaite par 0-5 à domicile). Et Benfica n’a que sept points sur douze en championnat. C’est peut-être le bon moment pour les affronter.” 

Votre jeune équipe est-elle prête pour ce niveau ?

Les saisons précédentes, on devait absolument être champions. Maintenant, on est une équipe en reconstruction. Il faut s’attendre à quelques surprises désagréables. Mais si tout va bien, on peut rêver d’une qualification.

Le PSG est hors catégorie. 

Et Benfica est également au-dessus du lot. Il faudra donc absolument gagner notre deuxième match, contre l’Olympiacos. On n’aura que des matches piège. Et on ne sait pas ce qu’on vaut. On n’a pas vraiment eu d’adversaires de haut niveau, jusqu’à présent. Après Benfica et le Club Bruges, on en saura davantage.” 

Quelle tactique adopteriez-vous si vous étiez entraîneur ? 

On dit toujours qu’en Ligue des Champions, il faut jouer prudemment en déplacement. Mais est-ce que cette équipe sait jouer la défense ? Nous avons atteint plusieurs finales européennes en jouant sans attaquant en déplacement. Avec un Mitrovic et Suarez dans l’équipe, il faut faire le jeu. Mais pouvons-nous le faire au niveau de la C1 ?” 

Vous avez à nouveau un duo d’attaquants de rêve, président. 

Mitrovic, il a vraiment tout. Et n’oublions pas qu’on a fait un gros effort pour garder Suarez. Il est à nouveau heureux de jouer pour nous. Et il peut encore faire mieux  !