"On va rentrer à Milan, prendre quelques jours de vacances et on va se rencontrer et on fera un examen de la saison, de tout, de façon sereine. On essaiera de planifier l'avenir de l'Inter, avec ou sans moi", a lâché l'entraîneur au micro de Sky Sport, après la défaite face à Séville (2-3) à Cologne (Allemagne).

"Cela a été une saison très difficile, de tous les points de vue, on prendra la meilleure décision pour le bien de l'Inter", a ajouté celui qui avait été recruté l'an dernier pour relancer le club lombard, qui n'a plus rien gagné depuis 2011.

Après la dernière journée du championnat, début août, l'entraîneur avait attaqué frontalement les propriétaires chinois du club, en les accusant de pas le protéger assez des attaques et en n'étant pas suffisamment présents.

Le président Steven Zhang, après plusieurs mois en Chine pour cause de crise du coronavirus, est depuis revenu en Europe et a assisté aux demi-finales et à la finale de C3 en Allemagne, affichant sa satisfaction.

"Je vais exprimer mon point de vue à tête froide, pour construire quelque chose d'important, il faut de l'harmonie", a toutefois assuré Antonio Conte vendredi, semblant acter des désaccords persistants avec sa direction.

"Cela a été une très belle année pour moi, je remercie ceux qui m'ont offert cette opportunité", a-t-il toutefois ajouté, évoquant l'importance de sa famille par rapport à la décision qu'il prendrait.

Il a assuré ne pas vouloir "passer une nouvelle année de cette manière, il est juste que le président (Steven) Zhang fasse ses évaluations également sur la base de ce que je lui dirai".

L'Inter a fini 2e de la Serie A, à un point de l'indétrônable Juventus.

Peu avant Conte, le président Steven Zhang s'était exprimé sur Sky Sport pour saluer le "bilan très positif" de la saison. Sans s'exprimer sur la teneur des discussions à venir avec son entraîneur, arrivé il y a un an, il avait salué son "beau travail".

Après les paroles véhémentes de Conte, début août, la presse italienne avait évoqué comme possible futur entraîneur le nom de Massimiliano Allegri, qui lui avait succédé sur le banc de la Juventus en 2014.