Leander Dendoncker a été l’un des héros du match en égalisant sur la fin

Particulièrement présent au cœur de la ligne médiane, Leander Dendoncker a frappé les imaginations en égalisant à cinq minutes du terme. Un coup de tête imparable pour Sergio Romero qui permet à Anderlecht d’encore croire en l’exploit avant de se déplacer, jeudi prochain, à Manchester. Malgré tout, Leander Dendoncker ne tenait pas à s’enflammer, réalisant que le plus dur était encore à venir.

Leander, pouvez-vous nous décrire votre but ?

"Je dois, avant tout, remercier Ivan (Obradovic) qui m’a adressé un centre parfait, en plein dans ma course. Lukas était juste devant moi mais la balle est venue dans ma direction et j’ai pu placer ma tête."

Est-ce le plus beau but de votre jeune carrière ?

"Très honnêtement, j’ai encore du mal à réaliser ce qui vient de se passer. J’ai beaucoup couru durant ces nonante minutes et je suis donc assez fatigué. Je pense que c’est uniquement quand je reverrai les images que je réaliserai que j’ai marqué contre Manchester United. Maintenant, c’est vrai que c’est chouette de marquer contre une telle équipe, devant son public et dans un match de Coupe d’Europe. C’est un rêve pour n’importe quel joueur."

Ce but récompense également une bonne prestation de votre part.

"J’ai donné tout ce que j’avais en moi, je ne pouvais pas donner plus. Je suis assez content de ce que j’ai produit ce soir."

Maintenant, il faut déjà penser au match retour. Est-il possible de ramener la qualification d’Old Trafford ?

"On sait que ce sera difficile car les Mancuniens sont encore plus forts lorsqu’ils évoluent à domicile. Pour le moment, nous pensons uniquement à profiter de notre bon match nul."

Mais pensez-vous que la qualification soit possible ?

"Il faut rester réaliste : Manchester vient d’enchaîner un nombre incroyable de matches sans défaite, ce ne sera donc pas évident. Mais bon, ce sera un stress positif car nous évoluerons dans un grand stade, face à de très grands joueurs. Il sera important de tout donner dès la première minute, de se battre sur chaque ballon."

Lors de ce match aller, on a senti une nette différence entre les premières et deuxième mi-temps.

"Les quarante-cinq premières minutes n’ont pas été évidentes car il n’y avait pas beaucoup d’espace et nous avions du mal à conserver la balle. Par la suite, nous avons senti qu’il y avait peut-être moyen d’aller chercher quelque chose, notamment grâce aux quelques opportunités en notre faveur. Au final, je pense que ce résultat peut entrer dans les livres d’histoire du Sporting d’Anderlecht."


Acheampong: "J'étais plus rapide que Valencia"

Frank Acheampong a enfin affronté un adversaire aussi rapide que lui.

“Je n’avais pas peur de Valencia”, dit-il. “Il n’est jamais monté en attaque. Mourinho lui avait clairement dit de ne pas trop s’aventurer offensivement. Je crois qu’en contre-attaque, j’étais plus rapide que lui. Bien sûr que j’ai fait mon travail défensif. Non, ce n’était pas une réponse à ce qui s’est passé à Zulte Waregem. Je défends dans presque chaque match. Ce qui s’est passé à Zulte, est oublié. La vie continue. On a eu un bon entretien. J’espère que je recevrai du temps de jeu en playoffs. Demandez à mes coéquipiers : je fais tout pour…”


Nuytinck: "Une griffe de Zlatan mais no problem"

Bram Nuytinck a peut-être joué le meilleur match européen de sa carrière. 

“On vient de me faire cette remarque”, réagit Nuytinck. “C’est peut-être vrai. Mais j’avais aussi joué un très bon match en Ligue des Champions, au Milan AC, en 2012. Mon adversaire direct ? Jel’ai oublié. (NdlR : c’était Pazzini) Celui de ce soir, je ne l’oublierai évidemment jamais. Même s’il n’a pas marqué, Zlatan a été très bon. Et il a été sportif. Oui, c’est lui qui m’a griffé dans le visage. Mais il s’est excusé. Moi, je l’ai touché à la cuisse. Si on s’est parlé ? Non. Il était tellement dans son match, qu’il ne parle pas.”