Europa League

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi une enquête visant des supporteurs de l'équipe de foot du Beitar Jérusalem, après une "émeute" lors du match d'Europa League de jeudi à Charleroi.

Le propriétaire du Beitar, Eli Tabib, a exprimé sa "honte" après l'interruption jeudi du match d'Europa League à Charleroi, fustigeant le comportement d'un "groupe de fans extrémistes", et annonçant qu'il mettait en vente l'équipe.

Le Beitar est connu pour compter parmi ses supporteurs un noyau dur de fans réputés pour leurs idées racistes et anti-arabes, et c'est la seule équipe de la ligue israélienne à n'avoir jamais recruté de joueur arabe.

Le match de jeudi a dû être interrompu lorsque des fans du Beitar ont jeté des fumigènes sur le terrain, selon eux en réaction aux hymnes anti-sémites et anti-israéliens et aux saluts nazis des supporteurs de Charleroi.

Nicolas Penneteau, le gardien carolo, a également été touché à la tête par un objet non identifié jeté depuis les gradins du Beitar.

Aucune arrestation n'a eu lieu à la suite du match, gagné 5-1 par les Zèbres.

M. Netanyahu a indiqué s'être entretenu avec le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan, et avoir décidé avec lui d'enquêter sur "d'éventuelles poursuites contre les fans impliqués dans l'émeute".

"Nous notons avec satisfaction que la majorité des fans du Beitar ont immédiatement condamné le comportement de ce petit groupe", a ajouté M. Netanyahu dans son communiqué.

M. Tabib quand à lui a fustigé tard jeudi les agissements d'un "groupe de fans extrémistes, qui pour moi ne sont même pas des supporteurs de l'équipe". Il a annoncé qu'il se retirait du sport israélien et vendait l'équipe.

Il s'est également excusé auprès du propriétaire et du gardien de but de l'équipe de Charleroi immédiatement après le match, a indiqué un porte-parole du Beitar à l'AFP.

Le match retour est prévu jeudi à Jérusalem.