Eric Gerets a été invité par la direction pour ce déplacement à Athènes.

Depuis l’arrivée de Bruno Venanzi à la présidence liégeoise, le Standard a renoué le contact avec ses anciennes gloires, pour la plupart échaudées par le passage de Roland Duchâtelet. Il y a un mois, Jos Daerden et Guy Vandersmissen avaient été invités par la direction à suivre la délégation officielle lors du court déplacement à Amsterdam. Ils en avaient d’ailleurs profité pour croiser leur ancien équipier, Simon Tahamata, en poste au centre de formation amstellodamois.

Cette fois, ce sont Daniel Kimoni et Eric Gerets qui se sont mêlés à la soixantaine de VIP enregistrés pour ce deuxième voyage européen. Arrivé un peu après huit heures du matin, l’ancien arrière latéral droit a régulièrement échangé avec les sponsors, toujours très intéressés par les commentaires de celui qui a enflammé Sclessin durant un peu plus de dix ans. Il a également discuté avec plusieurs joueurs lorsqu’ils attendaient leur valise à l’aéroport d’Athènes.

"J’ai également eu l’occasion de saluer Aleksandar Jankovic. Peut-être aurons-nous un petit peu plus le temps de discuter ce mercredi après-midi mais je ne tiens pas à le déranger", disait-il juste avant de monter dans le car qui devait l’emmener jusqu’à l’hôtel. "Non, je ne lui donnerai aucun conseil, tout simplement parce qu’il n’en a pas besoin. Il a suffisamment de qualités pour remporter le match de ce jeudi."

Bruno Venanzi et Eric Gerets n’ont jamais caché l’amitié qui les unissait. En janvier dernier, l’ancien Diable avait même accepté de prendre la parole lors d’un Business Club alors qu’il se tenait éloigné des médias. Le président lui avait même proposé le poste d’entraîneur, ce qu’il avait refusé pour raisons de santé. "Je me suis alors dit qu’il valait mieux supporter le Standard une dizaine d’années et continuer à voir les gens que j’adore, plutôt que de redevenir coach et mourir sur le banc quatre mois plus tard. Ma santé était trop importante", disait-il.

Il monte, tout de même, quelques fois sur la pelouse pour donner le coup d’envoi d’un match de championnat. "Ce que je reçois comme respect, comme amour de la part du public, c’est juste inoubliable. Je suis très fier de pouvoir assister à un maximum de matches . Je suis un passionné du Standard, moins des autres équipes. Cela m’amuse de suivre le club de mon coeur, qu’il connaisse des moments de gloire ou des périodes plus compliquées. Dans les tribunes, je suis un supporter assez calme, même lorsque notre équipe marque un but."

Ce jeudi, il prendra place dans le vieillot stade athénien. Une rencontre qu’il attend avec une certaine impatience, lui qui apprécie les chaudes ambiances.

"La Grèce, je la connais surtout pour ses destinations de vacances", sourit-il. "J’aimerais voir mon équipe prendre une revanche après le nul du match aller. Confiant, oui, je le suis tout le temps lorsqu’il s’agit du Standard. Les joueurs parviendront à se surpasser grâce à la chaude ambiance qu’il y aura dans les tribunes. C’est d’ailleurs pour cela que je suis venu également."

Mais, selon lui, résumer le Panathinaikos à une simple atmosphère bouillante serait une erreur. "Cette équipe joue vachement bien au football, comme elle l’a prouvé lors de sa venue à Sclessin. Il y a quelques éléments de grande classe. Pour faire un résultat, le Standard devra être concentré dès le coup d’envoi."

Avec, pour objectif, de faire rugir de plaisir le Lion de Rekem.