Cette rencontre européenne doit permettre au Standard d’entamer une série plus positive.

Se contenter de dire que le stade Apóstolos-Nikolaïdis aurait besoin d’un petit coup de pinceau est un doux euphémisme. L’enceinte, située en plein centre-ville, semble pratiquement à l’abandon tant les murs sont défraîchis, simplement décorés par les peintures des différents groupes de supporters du Panathinaikos. À l’intérieur, une ancienne salle de basket complètement abandonnée, qui pourrait tout juste accueillir un cours de gymnastique en Belgique, sert de salle de presse.

C’est dans ce décor pour le moins insolite qu’Aleksandar Jankovic a préfacé une rencontre qui déterminera en grande partie l’avenir européen du Standard. Même si rien ne sera mathématiquement joué ce jeudi soir, quel que soit le résultat.

1. Le moral des joueurs

Le mois d’octobre a été particulièrement pénible avec une seule victoire (Waasland-Beveren), deux nuls et trois défaites. Une mauvaise série qui semble avoir quelque peu balayé les certitudes d’un groupe qui avait relevé la tête suite au changement d’entraîneur. "Les matches s’enchaînent tellement vite que nous n’avons pas vraiment le temps de cogiter après une victoire ou une défaite. Entre notre déplacement à Ostende et ce match au Panathinaikos, nous avons simplement pu nous entraîner à deux reprises. Nous sommes donc uniquement focalisés sur notre prochain rendez-vous, avec la motivation de faire quelque chose de bien."

2. La tactique

Performant à La Gantoise, le système à trois défenseurs n’a pas marché - c’est le moins que l’on puisse dire - à la Côte. Aleksandar Jankovic pourrait donc revenir à une tactique plus classique, c’est-à-dire avec quatre arrières, pour cette rencontre. Un système qui lui avait permis de signer ses meilleurs résultats depuis son arrivée en bord de Meuse. "On verra bien. Je ne suis pas quelqu’un qui parle souvent de tactique. La motivation, la concentration et la discipline seront importantes", dit-il. La concentration, voilà, notamment, ce qui a manqué à ses joueurs lors de la débâcle ostendaise. "On peut mettre en place n’importe quel schéma tactique mais si nous concédons un corner après quatre secondes de jeu, c’est uniquement lié à un problème de concentration. Cette première action était à l’image des quarante-cinq minutes initiales à Ostende."

3. Les débuts de match

À Ostende et contre le Panathinaikos, le Standard a complètement loupé ses entames de match, au point de devoir dépenser une énergie folle pour, au mieux, grappiller une unité. Il est à espérer que ces deux exemples soient des exceptions car, ce soir, cela compliquerait encore davantage la tâche des Liégeois. "Contre les Grecs, une mauvaise passe au milieu de terrain (NdlR : d’Ibrahima Cissé) a amené ce premier but mais, hormis cela, nous étions plutôt séduisants en termes d’organisation, de contrôle et de motivation. Finalement, nous n’avions rien concédé au Panathinaikos, si ce n’est ces deux buts."

4. Le réveil attendu

Pour définitivement relever la tête, le Standard a besoin d’un match référence, qui lui permettrait de poser les nouvelles bases d’une série. Cette rencontre européenne pourrait donc tomber à point nommé. "Nous devons montrer la même attitude qu’au match aller. Nous avions vu un Standard très offensif, positif dans l’orientation du jeu, avec une force mentale impressionnante car nous étions revenus au score. Notre motivation est encore plus grande suite à la défaite enregistrée sur la pelouse d’Ostende."