Il ne sera resté qu'un an et demi au royaume. Assez pour se faire remarquer à l'heure où il n'était à peine qu'un adulte. A 18 ans, Bailey s'éclatait au Limbourg et c'est Genk qui en profitait. Virevoltant sur son aile gauche, le natif de Kingston tapait vite dans les radars de grosses écuries étrangères. De quoi faire nourrir des regrets à...l'Excel Mouscron. Les Hennuyers avaient failli arracher la pépite et certaines rumeurs prétendent qu'il aurait même signé un pré-contrat en faveur des pensionnaires du Canonnier.

Les Hurlus n'avaient pas désiré intenter une action en justice au plus grand bonheur de Genk qui vendait son joyau 18 mois plus tard pour 12 millions au Bayer Leverkusen. Après 6 mois d'adaptation où il découvrit la Bundesliga, Bailey éclatait la saison suivante. Avec 9 buts et 6 passes décisives, les Allemands ne s'étaient pas trompés. Et Bailey ne perdait pas de temps inutile pour déposer sa carte de visite. L'Angleterre se l'arrachait mais l'ancien genkois préférait poursuivre son chemin en Rhénanie-du-Nord.

Hélas, la saison d'après se révélait moins productive. L'attaquant n'inscrivait que 5 goals pour 2 petits assists. Il faut croire que les belles soirées européennes lui plaisent davantage. En Europa League, le joueur de 23 ans se distinguait par son adresse en trouvant le chemin des filets 3 fois en 8 rencontres. Mais Leverkusen échouait avec déception dès les 16es de finale en perdant aux tirs au but face à Krasnodar.

Une mésaventure qui semble ne pas se reproduire cette année. Lors de la manche aller en Ecosse à Ibrox Park dans la mythique antre des Glasgow Rangers, Leverkusen s'est imposé 1-3 grâce notamment à un but de l'élément passé par la Belgique. Après avoir découvert la Ligue des Champions cette année où il n'a pas brillé individuellement à cause d'une blessure musculaire, Bailey semble avoir retrouvé un peu de souffle. Ses statistiques en championnat sont égales à celle de l'an dernier (5 buts, 3 passes décisives). A défaut de gagner en régularité, l'attaquant peut être éclatant sur une rencontre. S'il n'est pas encore la star que l'on avait prédit lors de son départ hors de nos frontières, il n'est pas trop tard. Et si Leverkusen veut réaliser une belle épopée, il faudra sans doute un grand Léon Bailey.