Il ne faut pas être un grand mathématicien pour comprendre que La Gantoise, battue 1-0 à l'aller à l'Olimpico, devra absolument marquer au moins au moins une fois dans le temps règlementaire, pour ne pas voir son aventure européenne s'arrêter au stade des seizièmes de finale, jeudi soir (18h55) contre l'AS Rome à la Ghelmaco Arena. Le coach danois des Buffalos Jess Thorup n'en disconvient pas. Mais il a précisé "qu'il ne fallait se précipiter pour inscrire ce goal", mercredi en conférence de presse. "Je signe même pour qu'il tombe à la 80e", a-t-il ajouté en souriant. "Vous aurez donc compris qu'on ne compte pas se jeter dans la gueule du loup dès le coup d'envoi...".

"Maintenant je ne vais pas non plus vous exposer tous mes plans au tableau noir. Ils tiennent bien sûr compte de l'obligation de marquer. Et même d'inscrire ensuite un deuxième but, si on veut éviter les tirs au but. Mais il n'y a pas d'autres objectif que la qualification, donc peu importe comment. On s'est d'ailleurs entraîné en vue d'une éventuelle séance de penalties. C'est aussi ce que veut toute l'équipe, pour surprendre l'Europe. Je sens bien qu'elle est prête pour cela. Le match de dimanche passé contre Saint-Trond (4-1) a encore renforcé la confiance qui règne dans les rangs. La situation a un peu évolué depuis le tirage au sort. A l'époque il semblait qu'on était tombé sur le plus gros morceau et à présent, on est déçu de ne pas avoir gagné à Rome. C'était en effet très possible, contre toute attente, mais n'a malheureusement pas été le cas. On aurait dû planter ce fameux goal en déplacement qui est tellement important. Mais bon, on va arranger cela chez nous..."

"Ceci dit on ne doit pas seulement marquer, mais aussi, voire surtout, ne pas encaisser. Il faudra rester le plus longtemps possible dans le scénario idéal où un goal suffit pour entrevoir la qualification, qui sera en revanche très compromise dans le cas contraire. Je ne vais certainement pas brimer le tempérament naturellement offensif de mon équipe, mais quand même l'inciter à la prudence. Parce que Rome, cela reste le top européen. Il ne lui faut pas dix occasions. Une demi lui suffit pour enfoncer l'adversaire. On l'a bien vu au match aller, et je ne vois pas pourquoi cela aurait changé depuis..."

Thorup se réjouit du retour en condition de Laurent Depoitre, prêt à réintégrer l'équipe après avoir été épargné contre Saint-Trond. "Il est fit et tous les autres aussi, Yaremchuk excepté. Mes problèmes de sélection sont uniquement ceux du choix. Un luxe très apprécié de tous les entraîneurs..." conclut Jess Thorup.

Sven Kums confiant: "cette fois on va les mettre, et donc se qualifier..."

Il a toujours en travers de la gorge les occasions galvaudées à l'aller à l'Olimpico, mais n'en reste pas moins très confiant. "Cette fois on va les mettre, et donc se qualifier...", a en effet assuré Sven Kums, mercredi en conférence de presse, à la veille du match retour des seizièmes de finale de l'Europa League de football contre l'AS Rome (1-0 à l'aller), jeudi soir (18h55) à la Ghelmaco Arena. "Mais la condition, c'est bien sûr de ne plus gaspiller. Tout sera possible dans ce cas", a-t-il estimé.

"Nos chances auraient évidemment été encore plus grandes si on avait marqué là bas", reconnaît cependant Kums qui connaît bien le Calcio, où il a évolué sous les couleurs de l'Udinese lors de la saison 2016-2017. "Il aurait d'ailleurs fallu, mais tout est encore possible. On sait bien sûr que le 0-1 n'est pas le meilleur score pour entamer un match retour. Parce qu'il oblige autant à ne pas encaisser, qu'à marquer. Mais bon c'est comme ça. On a encore de très bonnes cartes en mains. Il s'agira de trouver la faille dans un dispositif romain qu'on peut imaginer très élaboré, mais cela ne doit pas nous faire peur. On va prendre les choses en mains face à cet adversaire au collectif bien huilé, mais tout de même assez pauvre en individualités. La clé, je le répète, ce sera d'exploiter cette fois les rares occasions..."

Kums, qui a fêté son 32e anniversaire mercredi, est l'un des joueurs gantois les plus expérimentés.

"Oui, je sais ce que j'ai à faire", dit-il. "Avec les autres anciens, je m'efforce notamment d'aider les jeunes à rester calmes. Et je n'hésite pas à prendre mes responsabilités à certains moments du match. Celui-ci est le plus important de tous, même si j'ai déjà eu le plaisir de jouer en Ligue des Champions. La Roma, c'est un très grand nom. Elle a écrit quelques chapitres de l'histoire du football. Autant dire que son scalp constituerait un fameux trophée. Et avec le soutien du public, je crois bien qu'il y a moyen de l'obtenir. On va en tout cas y aller à fond pour cela", conclut Kums.