La charge des policiers grecs à la mi-temps de Pana - Standard suscite de vives réactions. Hugues R., supporter rouche de longue date, était en première ligne. Témoignage.

Les images vidéo et les photos sont impressionnantes. Les policiers grecs, équipés de matraque, de casque et de bouclier, frappent sans distinction, sans retenue. Les supporters du Standard encaissent les coups. Parmi les fans qui ont subi la charge des forces de l'ordre à Athènes, on peut voir Hugues R. Supporter rouche de (très) longue date, il était en première ligne lorsque les policiers sont entrés en action.

"On était au mauvais endroit au mauvais moment", raconte Hugues. "On a essayé de leur demander de se calmer, mais cela n'a servi à rien. Ils ont chargé à plusieurs reprises. Je suis tombé en arrière et je n'ai pensé qu'à une chose: protéger ma tête. Les policiers nous encerclaient. Ils frappaient dans le tas, sans distinction. Il y avait une femme près de moi et elle a bien ramassé. Heureusement, il n'y avait pas d'enfants."


Un ramasseur de balles complice

Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est un vol de drapeau... qui s'est retrouvé dans le bloc des supporters grecs.

"C'est un ramasseur de balles qui l'a pris. Les Ultras ont réagi pour le récupérer, mais les policiers sont directement entrés en action. Il n'y a eu aucun autre élément déclencheur. La journée dans les rues d'Athènes s'était bien passée, dans une bonne ambiance. C'était en arrivant au stade qu'on a senti que les forces de l'ordre étaient sur les dents. On a l'impression qu'ils n'attendaient que cela: quand les policiers ont reculé, ils affichaient un large sourire. Ils étaient contents d'eux..."


Lorsque Bruno Venanzi est arrivé au pied de la tribune, le calme était déjà revenu.

"Les policiers sont restés dans la tribune jusqu'à la fin du match. C'était très tendu. L'ambiance n'était plus la même, évidemment. C'était glauque. Dommage car tous les buts sont tombés en deuxième mi-temps."

Le président du Standard a déjà annoncé que le comportement inadmissible des forces de l'ordre grecques ne resterait pas sans suite.