Malgré le départ de Messi, la masse salariale du FC Barcelone est toujours trop importante

À cause du plafond de la masse salariale imposé par la Liga, l'homologation de certains contrats du Barça est en péril. Tout comme son inscription au championnat espagnol...

Julien Lahou
Malgré le départ de Messi, la masse salariale du FC Barcelone est toujours trop importante
©AFP

Après vingt-et-une années de bons et loyaux services, la star argentine s'en est allée vers la capitale française. Si les Catalans pleurent encore son départ, ce dernier va néanmoins faire du bien aux finances du club. La séparation de Lionel Messi, le joueur le mieux payé au monde, est exclusivement due à cette détresse financière. "Bien que le FC Barcelone et Lionel Messi aient trouvé un accord et que les deux parties aient l'intention claire de signer un nouveau contrat aujourd'hui, cela ne peut se produire en raison d'obstacles financiers et structurels (les règles de la Liga)", communiquait le club espagnol. Malgré sa renommée, le FC Barcelone a entassé plus d'un milliard d'euros de dettes. Sur les dix dernières saisons, il cumule un déficit de 569 millions rien que sur les transferts. Mais ce n'est pas là leur seul problème.

"Salary cap"

Une obligation en Liga régit les clubs et limite fortement les marges de manoeuvre du cador catalan. Le "salary cap" est une règle pour établir un fair-play financier dans le monde du ballon rond. Mais en quoi consiste-t-elle ? Elle impose que la masse salariale de chacun des clubs n'excède pas 70 % de leur chiffre d'affaires, au risque que la Liga ne valide pas son inscription au championnat ou bloque l'homologation de nouvelles recrues. Cette masse salariale représente le montant que chaque club dépense pour payer les joueurs (qui constituent quasi l'intégralité des salaires) mais également, à plus petite échelle, le staff technique, le préparateur physique, ou encore les différentes filiales.

Depuis le départ de son numéro 10, le FC Barcelone a vu sa masse salariale passer de 115 à 95 %. Encore bien loin des 70 % exigés par la Liga, soit 160 millions d'euros. Bien qu'il se soit déjà séparé de Junior Firpo (pour 15 millions d'euros à Leeds United), Jean-Clair Todibo (pour 8,5 millions d’euros à Nice) et Konrad de la Fuente (3,5 millions d’euros à l'OM), le Barça n'arrive toujours pas à sortir la tête de l'eau.

D'autres sont aussi sur la sellette

Pour tendre vers ces fameux 70 %, deux solutions s'offrent à Joan Laporta, le président du Barça. La première des deux est qu'il se prive des services de certains de ses joueurs, tels que Umtiti, Pjanic ou encore Coutinho pour les revendre. Mais même en présumant que ces trois noms partent du club, cela ne représenterait qu'environ une soixantaine de millions d'euros, ce qui ne suffirait pas pour repasser en dessous de ce plafond. "Avec Antoine Griezmann, nous n'avons aucun problème, nous sommes contents de lui. Mais si le marché bouge, nous sommes ouverts à toutes les propositions qui nous seront présentées car nous sommes dans un moment délicat où nous devons équilibrer les comptes", confiait le club, prêt à tout.

La seconde solution, comme l'évoque Marca, le quotidien sportif espagnol, serait de baisser les salaires de certaines stars de cette équipe des Blaugranas. Mais Piqué, Jordi Alba, Sergio Busquets et Sergio Roberto seraient-ils prêts à lisser leur salaire ?

De plus, cet excédant de masse salariale met un sacré coup de frein dans les nouvelles recrues. Certains contrats comme celui de Memphis Depay, Eric Garcia, Emerson ou encore Sergio Agüero sont susceptibles d'être bloqués par Javier Tebas, le patron du championnat d'Espagne. Le temps presse pour l'équipe de Ronald Koeman qui jouera ce dimanche contre le Real Sociedad. À domicile mais premier match sans le sextuple ballon d'or.

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