La guerre est déclarée à Rome depuis l'arrivée de Mourinho: "Je l'aurais envoyé chier"

Depuis plusieurs semaines, José Mourinho a déclaré la guerre à certains de ses joueurs.

La guerre est déclarée à Rome depuis l'arrivée de Mourinho: "Je l'aurais envoyé chier"
©BELGA

Tout avait pourtant si bien commencé. Mais José Mourinho est incorrigible. Après des débuts tonitruants avec six victoires en autant de rencontres en début de saison, l'AS Roma patine depuis plusieurs semaines. Deux défaites restent en travers de la gorge des supporters. Celle du coeur face à la Lazio (3-2). Et celle de la honte face à Bodo Glimt (6-1) jeudi dernier.

Après cette rencontre en Norvège, l'ex-Special one a ressorti l'arme qu'il préfère: la sulfateuse. "Cette défaite, c'est ma faute", avait-il commencé gentiment. "Je voulais donner du temps de jeu à des joueurs qui travaillent dur mais en ont moins. L'écart est trop grand entre les titulaires et remplaçants", a-t-il redressé. "Je connaissais les limites de mes joueurs, rien de nouveau. Je m'attendais à un autre match. J'ai un groupe de 13-14 joueurs, et un autre plus limité. Maintenant, au moins, vous ne me demanderez plus pourquoi ce sont toujours les mêmes qui jouent."

Après la rencontre, la Gazzetta dello Sport dévoilait même les coulisses de la plus grosse défaite jamais infligée à Mourinho. "Certains d'entre vous ne joueraient même pas en Serie B ou en Norvège", aurait-il hurlé selon le journal.

Enfin, les journalistes retrouvaient le Mourinho de la grande époque. Celui des communications agressives, souvent à double tranchant. Il y a dix jours, il avait également exprimé les prémisses de premiers agacements après la défaite contre la Juve en Serie A (1-0). "Il y a banc et banc en Serie A. Aujourd'hui, Karsdop a été incertain jusqu'à la dernière minute. Et sur le banc, on avait des joueurs comme Reynolds, Kumbulla et Calafiori..." Surtout, les trois joueurs ont du très peu apprécier la moue du Portugais qui traduisait clairement un manque de confiance envers eux.

"Je l'aurais envoyé chier"

Face à Naples ce week-end (0-0), l'ancien coach de Tottenham n'a pas fait dans la dentelle. Diawara, Villar, Kumbulla, Reynolds et Mayoral ont été retrouvés en tribune. Leur point en commun? Ils étaient tous titulaires face à Bodo Glimt. En conférence de presse, l'entraîneur a montré qu'il avait la dent dure. "C'est difficile de pardonner. C'est un message pour tout le vestiaire. Le football est cruel. Cette défaite restera dans mon histoire. Mais je compte toujours sur eux et j'espère les récupérer rapidement. Tout dépend d'eux. Moi, j'ai quand même un groupe de 13-14 joueurs."

Des propos qui ont fait bondir Paolo Di Canio."En tant qu'ancien joueur, je peux vous dire que je n'aurais pas accepté de tels propos", a-t-il lancé lors de l'émission Sky Club. Comment tu peux te donner à plus de 100% à l'entraînement quand ton propre coach a décidé de t'humilier publiquement ? Moi, je lui aurais dit : 'Mais tu es qui exactement pour dire ça ?'. Il casse les couilles à ses joueurs en parlant comme ça. Je l'aurais envoyé chier." Une chose est certaine, Paolo Di Canio partage une chose avec Mourinho: ils n'aiment pas la langue de bois.

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