Le Bayern a mené 2-0, puis 3-2, avant de se faire remonter à chaque fois pour finalement s'imposer 4-3 à la 93e minute sur penalty. L'équipe a encaissé neuf buts en une semaine, lors de ses trois derniers matches officiels.


"On a vu que tout le monde n'est pas à 100%", a reconnu l'entraîneur Hansi Flick, "il nous manque en ce moment quelques pourcents, mais ce qui m'a fait plaisir, c'est l'état d'esprit que nous avons montré".

"C'était une victoire laborieuse", a admis le milieu de terrain Leon Goretzka, "après les succès que nous avons fêtés récemment, peut-être que nous levons le pied de l'accélérateur un peu trop tôt".

Même fatigué, physiquement ou mentalement, le Bayern possède une assurance-vie: Robert Lewandowski. Sacré jeudi soir joueur UEFA de l'année, le Polonais a de nouveau démontré qu'il était non seulement un buteur d'exception, mais également qu'il n'était jamais affecté par les passages à vide de son équipe.



Calendrier infernal

Confronté à un calendrier infernal, avec cinq matches depuis deux semaines et un programme chargé jusqu'à la fin de l'année, Hansi Flick avait pris quelques risques pour laisser au repos ses cadres touchés ou fatigués.

Ainsi Sané (blessé) et Coman n'étaient pas dans le groupe, Pavard, Süle, Tolisso étaient sur le banc au coup d'envoi, alors que le jeune Américain Chris Richards, 20 ans, était titularisé comme défenseur droit.

Mais les champions d'Europe, depuis leur prolongation le 24 septembre en Supercoupe d'Europe contre Séville (2-1) ne semblent pas avoir récupéré. Dimanche dernier, ils ont subi à Hoffenheim une lourde défaite 4-1, leur première depuis décembre 2019.

Leur victoire mercredi en Supercoupe d'Allemagne 3-2 contre Dortmund a été acquise au mental, mais on a pu voir que les jambes étaient lourdes.

Contre Berlin, tout avait pourtant bien commencé. Après un but refusé de part et d'autre en début de match pour des hors-jeu repérés par la VAR, l'inévitable Lewandowski a fait feu.


Choupo-Moting et Sarr attendus

Il a d'abord repris sans contrôle dans la surface un centre en retrait de Serge Gnabry (1-0, 40e), avant de réussir l'une de ses "spéciales", le tir en pivot à ras de terre, pour placer la balle dans un angle impossible pour le gardien adverse (2-0, 51e).

A 2-0, personne n'aurait donné cher de la peau du Hertha. A tort.

Le Colombien Jhon Cordoba (59e) puis le Brésilien Matheus Cunha (71e), ont ramené Berlin à égalité. Lewandowski, encore lui, a cru donner les trois points à Berlin à la 85e minute (3-2), mais Jessic Ngankam a de nouveau égalisé à la 88e minute.

Le nul aurait été amplement mérité pour le Hertha, mais Lewandowski est l'un de ces joueurs qui changent le destin de leur équipe. Victime d'une faute évidente dans la surface dans le temps additionnel, il n'a laissé à personne le soin de rendre la justice sur penalty: 4-3, et trois points précieux, au compteur mais aussi au moral pour le Bayern, qui a du souci à se faire dans les prochaines semaines si ses cadres ne parviennent pas à se refaire une fraîcheur.

Au chapitre des bonnes nouvelles, le club a annoncé dimanche l'arrivée d'un renfort, le milieu de terrain espagnol Marco Roca (Espanyol Barcelone), et la presse annonce la signature imminente d'Eric Maxim Choupo-Moting (Paris SG) et de Bouna Sarr (Marseille).