Carletto est furieux de voir les conditions dans lesquels Dries Mertens et les autres vont devoir se préparer.

Contrairement à d'autres ténors du Calcio, Naples ne peut prétendre disposer d'un stade de fou. Plutôt vieillot, le San Paolo n'a rien à voir avec le Juventus Stadium ou encore San Siro, l'antre du Milan AC et de l'Inter. Résultat, des travaux de rénovation avaient été lancés pour tenter de redonner un petit coup de jeune au terrain de jeu de Dries Mertens.

Sauf que manifestement, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Au point de susciter l'ire de Carlo Ancelotti, qui ne s'est pas privé de critiquer les travaux de cet été. "J'ai vu l'état de notre vestiaire. Il n'y a pas de mots...", a-t-il expliqué à quelques heures d'accueillir la Sampdoria, et alors que leur premier match européen face à Liverpool se profile à l'horizon. "J'ai accepté la demande du club, qui voulait que l'on joue nos deux premiers matches hors de nos terres, afin de permettre de finir les travaux. On peut construire une maison en deux mois, mais ils ne sont même pas capables de rénover des vestiaires. Où sommes-nous censés nous changer pour les matches contre la Samp' et les Reds ? Je suis choqué par l'incompétence des personnes chargées des travaux."

Le Napoli a partagé une vidéo à l'intérieur du stade, plus précisément des vestiaires. Et de fait, on n'est très loin de ce que l'on est en droit d'attendre du dauphin de la Juve en Serie A, qui retrouvera le San Paolo d'ici quelques heures. En gros, rien n'est prêt. Et ne semble pas près de l'être. "Comment la Région, la Ville peuvent à ce point manquer à leurs engagements ? Cela démontre le mépris et un manque de communication avec l'équipe de Naples. Je suis consterné."

L'entrepreneur responsable des travaux s'est défendu dans la Gazzetta dello Sports: "Le gros oeuvre dans le vestiaire est terminé, il ne reste plusque les finitions", a-t-il expliqué. "On n'est pas en retard, on est même en avance sur les exigences du contrat."

Même discours du côté de l'architecte, qui se dit "décontenancée" par la sortie d'Ancelotti. "Le vice-président Edoardo De Laurentiis (le fils du big boss Aurelio, Ndlr) nous a rendu visite récemment et nous a complimentés en face des ouvriers pour le boulot accompli", a-t-elle indiqué.