Antonio Conte connaît trop bien son ancien élément pour savoir qu’il constitue encore plus un danger quand son orgueil a été touché. Le manager des Spurs a préféré d’ailleurs éviter le sujet, se concentrant à évoquer son premier retour dans un stade qui l’aura vu lui offrir un titre de champion et une FA Cup en deux exercices.

"J’ai passé deux saisons où j’ai créé une bonne relation que ce soit avec mes joueurs, mon staff ou les autres personnes qui travaillent pour Chelsea. Nous avons réalisé du bon travail et je pense que dans ma position, je n’ai rien à prouver à personne. Ce sera un plaisir pour moi de revenir à Stamford Bridge."

Là encore dans les faits, les réminiscences de son ancienne idylle avec les Blues ne sont pas aussi roses que le prétend l’ancien sélectionneur de la Squadra Azzura. La direction avait déboursé 30 millions d’euros d’indemnités de licenciement pour se débarrasser du natif de Lecce, à l’époque en conflit ouvert avec eux.

Comme il n’y a que le présent qui compte, Conte préfère se focaliser sur cette demi-finale aller d’une Carabao Cup qui constitue le moyen le plus aisé pour enrichir le palmarès de Tottenham resté vierge depuis 2008 et… un succès dans cette compétition.

"En ce moment, Chelsea est davantage prêt à gagner. Ils ont remporté la Ligue des champions. Nous avons encore beaucoup de points sur lesquels nous améliorer pour prétendre à un trophée", s’est-il avancé prudemment.

Ce mercredi, il a pourtant l’occasion de faire un grand pas vers son objectif dans un antre qui l’a aimé puis détesté. Ce serait là aussi un joli clin d’œil.