L'ailier néerlandais a un avis très tranché sur Oscar, Carlos Tevez, Axel Witsel et consorts.

L'hiver dernier, une première vague de transferts faisait traverser deux continents à Ezequiel Lavezzi (PSG), Gervinho (Roma), Jackson Martinez (Atlético de Madrid) Stéphane Mbia (FC Séville) ou encore Ramires (Chelsea). On ne s'était pas trop inquiété, à l'époque. À peine avait-on regretté les choix de Pocho et des autres de rejoindre un championnat certes lucratif, mais au niveau footballistique discutable. On avait même gentiment souri...

Un an plus tard, on ne rit plus du tout. Et pour cause, les clubs chinois semblent disposer de fonds illimités pour arracher à l'Europe ses plus beaux joyaux. C'est d'abord le Brésilien Oscar qui a ouvert le bal en rejoignant Shanghaï. Toutefois, ce transfert pouvait encore s'expliquer: le Brésilien ne jouait plus à Chelsea. Quant à Carlos Tévez, l'Argentin pouvait se targuer de n'avoir plus rien à prouver au plus haut niveau, lui qui avait été sacré champion d'Angleterre et d'Italie, d'Europe et d'Amérique du sud en près de quinze ans de carrière.

Mais depuis ces des transferts, rien ne semble pouvoir endiguer la voracité du foot chinois: après avoir enrôlé Axel Witsel (Tianjin Quanjian) pour le salaire que l'on sait, les clubs chinois souhaitent faire main basse sur Radamel Falcao, en pleine résurrection à Monaco, Diego Costa, dans la même situation à Chelsea, Karim Benzema (Real Madrid) Lukas Podolski (Galatasaray), Arda Turan (Barcelone), Angel Di Maria (PSG) et on en passe. Plusieurs Diables rouges ont également suscité des convoitises: Romelu Lukaku (Everton), Moussa Dembélé (Tottenham), Christian Benteke (Crystal Palace), Dries Mertens (Naples), Marouane Fellaini (Manchester United) ont reçu des offres pharaoniques financièrement parlant. Pour l'instant, tout ce petit monde est resté sagement en Europe...

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Un choix que salue Arjen Robben. L'ailier du Bayern, trente-deux ans, s'est exprimé sur les ondes de Radio 538, un média néerlandais, peu après l'officialisation de sa prolongation de contrat jusqu'en 2018. "Je m'amuse énormément ici au Bayern et j'évolue dans l'un des meilleurs clubs au monde", explique-t-il. "Je ne sais pas où je pourrais bouger à mon âge. Un transfert en Chine serait quelque chose de complètement différent. En gros, ça veut dire que votre carrière est terminée. Je veux prester au plus haut niveau le plus longtemps possible", ajoute-t-il. 

Ennuyé par les blessures depuis pas mal de mois, l'Oranje ne comprend pas comment des joueurs qui ne sont qu'au milieu de leur carrière peuvent choisir la Chinese Super League. "Ils sont au faîte de leur carrière", regrette le joueur. "C'est vraiment du gâchis. On a qu'une carrière. Je peux comprendre ceux qui choisissent d'aller là-bas quand il sont déjà dans la trentaine." Un choix que Robben n'a pourtant pas posé, lui qui avoue avoir été approché par une équipe chinoise avant de prolonger.

"Il y a toute une folie autour de la Chine pour le moment", poursuit Robben. "Les chiffres proposés sont juste dingues. J'ai aussi reçu des offres. La somme d'argent qu'on vous met sous le nez est tellement folle qu'on doit au moins y réfléchir. Ils peuvent vous offrir quatre, cinq, six fois les montants que vous gagnez dans un gros club. Mais l'argent n'a jamais été ma motivation. C'est pourquoi j'ai eu une si grande carrière. Pour moi, il n'y a que le football."   OK, Arjen Robben n'est pas le joueur le plus modeste du monde. Mais on ne pourra pas dire qu'il est le moins sensé...

La carte d'identité d'Arjen Robben