L'attaquant des Reds a inscrit le but victorieux face à Crystal Palace.

Un seul penalty transformé et tout est repeuplé. Alors qu'il n'avait plus marqué depuis décembre dernier, Christian Benteke a profité des dix minutes offertes par Jürgen Klopp pour renflouer son compteur buts en convertissant un péno certes léger en toute fin de match. Un septième but planté en 1259 minutes et vingt-quatre rencontres de  Premier League  (soit un but tous les deux matches) qui le replace dans la ligne de mire de son coach, qui l'avait sorti de son équipe-type après une défaite subie à West Ham.

Le Sun affirmait même que le Diable rouge avait été placé sur la liste des transferts sortants du prochain mercato par l'entraîneur allemand. Un coach avec lequel le Belge indique ne pas avoir discuté de son statut de remplaçant, lui qui arrivait pourtant comme le Messie censé redonner vie à l'attaque des Scousers après le départ de Luis Suarez. "J'attends juste d'avoir ma chance" , a expliqué Benteke après la victoire contre les Eagles de Londres. "Je me sens très bien, je bosse très dur à l'entraînement, juste pour être prêt quand le manager a besoin de moi."

Car une chose est claire, Benteke ne compte pas baisser les bras. Au contraire, l'avant-centre veut retrouver sa place au sein du XI de Liverpool et n'a aucune envie de quitter le club avec une étiquette d'échec cuisant collée sur le front. "Dans mon esprit, il n'a jamais été question de partir" , a-t-il déclaré. "Je ne voulais pas partir. J'ai toujours assez d'ambition et assez de caractère pour me battre dans les moments difficiles."

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Barré par Daniel Sturridge (quand il n'est pas blessé), Roberto Firmino (lui aussi arrivé pour une somme supérieure à quarante millions de livres) et même Divock Origi (que Klopp a "à la bonne") à la pointe d'un système à un seul attaquant, Christian Benteke sait qu'il n'a pas le choix pour récupérer sa place: il faudra jouer des coudes et montrer une grosse force de caractère pour prouver à son coach qu'il a eu tort de le sortir de l'équipe en tout début d'année civile. "Je n'abandonne pas si facilement, je me bats jusqu'à la fin" , dit-il. "Ce n'est pas la situation la plus simple, mais je dois être prêt. C'est dans les cas les plus difficiles que les vrais guerriers, les hommes forts et les gars déterminés se dressent. Dans une carrière, vous êtes parfois au top, mais parfois, c'est plus compliqué. Il faut être là. Je dois saisir chaque occasion que le manager m'offre."

Pour ça, il faut d'abord passer devant Origi, qui se montre pourtant moins décisif que son aîné avec deux buts marqués en onze rencontres et 442 minutes de jeu. C'est pourtant bien l'ancien Lillois qui a la préséance actuellement. "Peut-être Klopp a-t-il plus besoin de Divock que de moi actuellement, mais peut-être aura-t-il besoin de moi à d'autres moments, ou de, je ne sais pas, Daniel Sturridge" , tente de relativiser Benteke. " Bien sûr, cela me frustre, mais c'est le football. Dimanche, il y avait huit internationaux sur le terrain, je ne suis pas en concurrence avec des nazes. Je dois l'accepter."