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Munich a pris seul la tête de la Bundesliga samedi grâce à une victoire 2-0 contre Leipzig, réduit à 10 dès la 13e minute, et redevient match après match une machine de guerre, un mois après l'éviction de Carlo Ancelotti et l'arrivée de Jupp Heynckes sur le banc.

Les champions d'Allemagne (23 pts) ont profité de la défaite 4-2 de l'ex-leader Dortmund (20 pts), qui a fait étalage de ses faiblesses défensives sur le terrain du promu Hanovre. Leipzig reste troisième avec 19 pts.

Le duel au sommet que toute l'Allemagne attendait entre le vieux maître bavarois et l'ambitieux élève de Leipzig a duré 13 minutes! Jusqu'à une faute du capitaine et arrière central Willy Orban sur Arjen Robben à l'entrée de la surface. Carton rouge, fin du suspens, et du spectacle.

"L'exclusion a changé le cours du match", a reconnu le latéral du Bayern David Alaba: "En deuxième période, nous avons un peu laissé filer, perdu le rythme mais nous n'avons pas encaissé de but, c'était notre objectif. Nous voulons maintenant rester tout en haut du classement ces prochaines semaines et surtout y être encore en fin de saison, c'est notre but."

Déjà mercredi en coupe, le RB avait perdu son meilleur élément Naby Keita, sanctionné d'un deuxième carton jaune avant l'heure de jeu. Munich, pas malheureux avec l'arbitrage, s'était finalement imposé aux tirs au but (1-1, 5-4 tab).

Samedi en championnat, la tâche a été plus facile. Après l'exclusion d'Orban, James a ouvert le score (1-0, 19e) d'une belle reprise tendue sur un centre de Robben, puis Lewandowski, lancé en profondeur entre deux défenseurs par Martinez, a doublé la mise avant la pause (2-0, 38e). Le buteur polonais est ensuite sorti à la mi-temps, apparemment touché à une jambe.

Le Bayern de Jupp Heynckes est sur la bonne voie. Depuis le retour du technicien de 72 ans, l'homme du triplé historique de 2013 (coupe-championnat-Ligue des champions), l'ogre bavarois a retrouvé son appétit et remporté cinq matches sur cinq.

"On sait que tout n'est pas formidable encore mais nous avons fait des progrès", a dit Jérôme Boateng après la victoire.

'Tigre de papier'

Les prochaines étapes du retour vers le sommet sont connues. Mercredi se jouera à Glasgow ce qui devrait, en toute logique, n'être qu'un interlude: en Ligue des champions, il s'agira d'aller confirmer contre le Celtic la victoire 3-0 du match aller, pour rester à trois points du Paris SG.

Les Parisiens viendront à Munich le 5 décembre pour la dernière journée de la phase de poules. Ce soir-là, le Bayern saura s'il peut raisonnablement nourrir l'ambition de redevenir un grand d'Europe.

Entretemps, il faudra négocier un dangereux déplacement samedi prochain au Signal Iduna Park, l'antre bouillonnant du Borussia Dortmund, qui sera avide de reprendre la tête du classement.

Dortmund, toujours considéré comme le grand rival des Munichois en Allemagne, fait pourtant figure depuis quelques semaines de tigre de papier. Et sa défaite ce samedi à Hanovre, désormais solide quatrièmes (18 pts) n'a pas de quoi rassurer.

Les Noir et Jaune n'ont pris qu'un point en trois matches, ont encaissé neuf buts dans les trois derniers matches de championnat, et se retrouvent deuxièmes après avoir compté 5 points d'avance en tête début octobre. Ils sont en outre pratiquement éliminés de la Ligue des champions, sauf miracle.

Le secteur offensif n'est pas en cause. Le Borussia reste la meilleure attaque du championnat avec 27 buts (devant le Bayern, 24 buts). Mais les lacunes défensives sont criantes, collectivement et individuellement.

"Ce n'est pas un problème d'équilibre de l'équipe", soutient pourtant le coach Peter Bosz, contre l'avis de nombre d'experts: "Hanovre a été beaucoup plus agressif que nous, nous n'avons pas été capables de nous créer des occasions de but. Quand on joue agressif, qu'on presse l'adversaire, ça fonctionne. Quand on joue sans agressivité, on n'a aucune chance".