Parfois il est difficile de parler de football. Ce mercredi, le bus qui amenait les joueurs et le staff de l'Atletico Madrid vers San Sebastian a été la victime de nombreux jets de projectiles avant la rencontre. Postés le long de la route, les supporters basques ont fait passer un accueil sacrément mouvementé donc aux Colchoneros.

Mais où était donc l'escorte policière? Car pendant de longues minutes, le car s'est retrouvé seul au monde dans une foule survoltée. La police a bien tenté de faire son travail en faisant barrage mais les fans de la Real étaient beaucoup trop nombreux.


Forcément, ces événements ont rendu fou le bouillant coach Diego Simeone. Hors de lui, il s'est posté à l'avant du véhicule en répondant verbalement à une foule exaltée. Une réaction humaine qui a eu l'effet inverse de la volonté de l'Argentin. A savoir d'énerver encore plus les supporters de San Sebastian. Après la rencontre, l'ancien milieu de terrain a tenu à expliquer la situation: "Nous étions sur un chemin entouré de fans de la Real Sociedad, qui sont toujours là mais (habituellement) beaucoup plus protégés par les gens qui doivent y faire face", a-t-il commencé. "Du coup, il n'y avait pas de protection, vous l'avez vu. Je ne dis pas quoi que ce soit d'anormal."


Une fois le car en sécurité, les affrontements ont continué entre les forces de l'ordre et les supporters. Ainsi, de nombreux panneaux de signalisation et des fumigènes ont été lancés vers la police. Marca annonce qu'un enfant a été blessé car il avait reçu un objet sur la tête. Heureusement, ses jours ne sont pas en danger et on ne lui a posé "que" quelques points de suture.


Januzaj éteint l'Atletico

A l'image de cette scène chaotique, l'Atletico a également touché le fond sur le terrain. Les hommes de l'Atletico Madrid ont autant été victimes avant la rencontre que pendant. Un homme symbolise la victoire des locaux: Adnan Januzaj. Pendant 86 minutes, il n'a cessé de provoquer ses adversaires par ses dribbles ou ses passes tranchantes. Surtout, il s'est montré décisif en inscrivant le premier but de la rencontre... de la tête. Un petit événement car il s'agit seulement de son deuxième en carrière.


De l'autre côté, Carrasco n'a pas eu la même réussite. Bien lancé par De Paul, le numéro 21 a effacé son vis à vis puis armé une frappe sur le poteau. Une action qui aurait pu être décisive car le score était encore de 0-0. Le match s'est finalement clôturé à 2-0 sur un but de Sorloth en début de seconde période sur une grosse erreur de Felipe. Clairement, on a du mal à reconnaitre l'équipe qui avait été championne l'an dernier avec une défense de fer. 

Pour le Chlo, pas question de remettre la défaite sur les événements d'avant-match. "Ils n'ont eu aucune influence sur le jeu", a-t-il tranché. "Je l'ai dit à Imanol (Alguacil, entraîneur de la Real Soeciedad, ndlr) qu'il n'avait absolument rien à voir avec cela. Par contre, je voudrais envoyer mes salutations aux personnes qui devaient nous protéger et se préparer à cela et qui n'étaient pas présentes pour faire ce qu'elles auraient dû faire."

Distancés en Liga (16 points du Real) et éliminés de la Copa Del Rey, les hommes de l'Atletico Madrid n'ont plus que la C1 à jouer. Ils affronteront Manchester United le 23 février prochain à domicile.