Et si le match le plus important de la saison de Manchester City ne se disputait pas sur une pelouse mais dans une salle d’audience ? Ce lundi matin, aux alentours de 10 h 30, le club anglais sera fixé.

Lui qui s’est qualifié mathématiquement pour la prochaine Ligue des champions en se promenant à Brighton (0-5) attend le verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui doit se prononcer sur l’appel des Citi zens suspendus deux ans de toutes les compétitions européennes le 14 février dernier pour avoir commis "de graves infractions" concernant le fair-play financier en surévaluant notamment le contrat de sponsoring d’Etihad.

L’enjeu est immense pour le vice-champion d’Angleterre toujours en lice en C1 cette saison avec un huitième de finale retour à la maison contre le Real Madrid, battu 2-1 à l’aller. Financièrement d’abord, puisqu’une absence de deux ans de la scène européenne entraînerait un manque à gagner de 220 millions d’euros en plus des 30 millions d’amendes. Sportivement ensuite, pour une équipe construite pour dominer le continent.

Si la sanction venait à se confirmer, Kevin De Bruyne (29 ans) se verrait privé de Ligue des champions alors qu’il arrive dans ses meilleures années. De quoi le pousser à partir ? Pas vraiment. Mais plutôt à renégocier son contrat, qui serait amputé de 3,5 millions d’euros de primes européennes.