Thomas Tuchel ironise. "Tant que nous aurons suffisamment de maillots et que le bus sera plein de carburant, nous serons là." Mais en réalité, l’entraîneur des Blues tremble d’inquiétude pour l’avenir de son équipe.

Après l’annonce du gel des avoirs de Roman Abramovich, Chelsea se retrouve presque dénudé, avec une "une licence autorisant la poursuite d’un certain nombre d’activités". À savoir essentiellement les activités sportives mais pas la vente du club.

Par ailleurs, en plus du départ du sponsor maillot Three, toutes les rentrées d’argent se retrouvent bloquées. La boutique a dû fermer, il est devenu interdit de vendre de tickets pour les matchs à domicile et le club se voit dans l’interdiction de transférer ou même de renouveler le contrat de ses joueurs.

Ce qui pose déjà la question de l’avenir des trois défenseurs - Christensen, Azpilicueta et Rüdiger - dont le contrat expire en juin. Puis du paiement prochain des salaires, en sachant que la masse salariale avoisine les 33 millions d’euros… par mois. Au niveau des dépenses, les frais de déplacement sont limités à 24 000 euros et il est interdit de dépasser les 600 000 euros pour l’organisation des matchs à domicile.

Toutefois, le gouvernement britannique se dit prêt à "modifier la licence" selon les besoins opérationnels du club. Le processus de vente pourrait aussi être débloqué prochainement si Roman Abramovich accède à la requête des autorités. À savoir, ne pas tirer profit de la vente du club, réclamée à 3,5 milliards. L’espoir est donc permis.