Valence s'est enfoncé dans la crise avec une gifle 4-1 subie à domicile face au Celta Vigo, mardi en huitièmes de finale aller de Coupe du Roi, s'acheminant vers une humiliante élimination quelques jours après la démission de son entraîneur Cesare Prandelli.

Rien de va plus au stade Mestalla! Dans une ambiance délétère, les supporters valenciens ont bruyamment réclamé le départ de Peter Lim, magnat singapourien propriétaire du club depuis 2014.

Après une manifestation anti-Lim devant le stade avant la rencontre, les cris de "Peter vete ya" ("Peter, va-t-en") ont commencé à pleuvoir des tribunes lorsque Valence a concédé trois buts dans les 20 premières minutes.

Certes, les Valenciens pouvaient s'estimer lésés sur un penalty concédé dès la 2e minute après une chute aux airs de plongeon intentionnel de la part du milieu du Celta "Tucu" Hernandez.

Iago Aspas a transformé le penalty (3e) et les erreurs défensives de Valence ont fait le reste: le Belge Theo Bongonda a chipé un ballon à l'entrée de la surface pour marquer d'une frappe déviée (14e), avant de délivrer une passe décisive d'un centre rasant pour le Danois Daniel Wass (19e), laissé sans marquage.

Dani Parejo a eu beau réduire le score (58e) sur un penalty logique obtenu par Rodrigo, Valence a encaissé un quatrième but par le Suédois John Guidetti (75e), à nouveau sur une passe de Bongonda.

Ce revers est un énième coup de massue pour le club "che", victime d'une instabilité chronique qui s'est traduite vendredi dernier par la démission soudaine de Prandelli, mécontent de ne pas obtenir les renforts promis au mercato.

Salvador "Voro" Gonzalez, figure interne du club qui a remplacé au pied levé l'ancien sélectionneur italien, n'a pas pu faire de miracle mardi. Et la qualification semble hautement compromise en vue du match retour jeudi 12 janvier à Vigo.

Entretemps, Valence devrait jouer avec la peur au ventre lundi en Liga sur le terrain d'Osasuna dans un choc de mal-classés entre la lanterne rouge (20e) et l'équipe valencienne, actuellement aux portes de la zone de relégation (17e avec un match en moins).


L'Atletico assure

Pour l'Atletico, en revanche, 2017 a bien commencé après une fin d'année 2016 mitigée: lancés par une demi-volée de Koke (23e), les hommes de Diego Simeone ont signé une victoire maîtrisée au stade de Grande Canarie.

Symbole de ce sursaut, l'attaquant français Antoine Griezmann a doublé la mise d'un joli but inscrit d'une tête plongeante après une remise impeccable de son compatriote Kevin Gameiro (51e).

Ce but soulagera sans doute "Grizi", qui a connu un petit coup de moins bien ces dernières semaines: il n'a plus marqué en Liga depuis neuf journées consécutives et ce mutisme commençait à alimenter les inquiétudes après sa riche année 2016.

Cette victoire permet à l'Atletico de prendre un net ascendant sur Las Palmas et de pouvoir faire tourner son effectif au match retour mardi prochain.

Parmi les autres matches du soir, Eibar s'est largement imposé sur le terrain d'Osasuna (3-0), alors que le Deportivo Alaves, qui menait 2-0, a concédé in extremis un match nul 2-2 sur le terrain d'un autre Deportivo, celui de La Corogne.