Dans un stade Beaublanc déjà fréquenté il y a deux ans face à Trélissac - qualification aux tirs au but en 32e - et garni de 8000 spectateurs, les Phocéens ont livré une partie sérieuse face à des Chauvinois qui ont cru l'exploit possible durant la première demi-heure.

Après son triplé au tour précédent face à Cannet-Rocheville (4-1), Arkadiusz Milik a rajouté une unité à son compteur dans cette édition d'une superbe reprise acrobatique du gauche après un centre de Luan Peres (29).

Cette ouverture de score aurait pu intervenir un quart d'heure plus tôt pour l'attaquant polonais qui, idéalement lancé par Dimitri Payet, s'était joué par deux fois du gardien Julien Caillaud mais avait vu sa frappe du droit filer au ras du poteau extérieur.

Avant la pause, l'équipe de Jorge Sampaoli s'est définitivement mise à l'abri sur une belle action à trois, avec William Saliba à l'ouverture pour Gerson dans la profondeur dont le centre en retrait a été repris victorieusement par Cengiz Ünder (0-2, 42).

En deuxième période, la domination marseillaise s'est accentuée mais sans la réussite souhaitée malgré les tentatives de Milik (48), Boubacar Kamara (55) ou encore Mattéo Guendouzi (73, 89), manquant comme en première période le cadre (27).

Finalement, c'est l'entrant Amine Harit après une sortie hasardeuse de Caillaud qui a donné un peu plus d'ampleur au score (80).

L'OM, qui a eu le monopole du ballon et évolué dans un semblant de 2-4-4, n'a pas eu à s'employer pour maîtriser les joueurs du Poitou plutôt tendres et visiblement impressionnés pour leur huitième match de rang dans l'épreuve et alors qu'ils avaient éliminé Le Havre (L2) au 8e tour, puis le Chartres (N2) de Jean-Pierre Papin avant la trêve.

Pour son 600e match sous les couleurs olympiennes, Steve Mandanda s'est montré vigilant sur les rares flamboyances des joueurs du Poitou, comme sur cette frappe bien captée du puissant Arsène Nsiete (43).