"Pourquoi vouloir maintenir -à tout prix- la tenue de cette rencontre de Coupe de France alors que 16 de nos joueurs sont placés à l'isolement?", s'interroge dans un communiqué le club bordelais, qui se demande également "pourquoi la Fédération française de football ne fait-elle pas preuve de davantage de souplesse sur ce dossier spécifique?"

"Peut-on se réjouir de l'image positive de la Coupe de France lorsqu'un club professionnel se déplace avec un groupe composé d'une majorité de joueurs de son équipe réserve?", écrivent encore dans un communiqué acerbe, les Girondins qui se demandent: "Jusqu'où le ridicule s'arrêtera?"

"Malheureusement, toutes ces interrogations n'ont -pour l'instant- pas trouvé un écho favorable auprès de la Fédération", ajoutent-ils.

Le président du club Gérard Lopez, cité dans le communiqué, assure toutefois qu'il va continuer à "dialoguer avec la FFF pour envisager les meilleures solutions possibles afin d'éviter de proposer (dimanche) un spectacle qui ne serait pas digne de la Coupe de France".

Selon lui, il est "primordial de préserver l'intérêt sportif de la compétition". "Les équipes ne peuvent pas être soumises à cet aléa sanitaire qui fausse la donne", estime-t-il.

La semaine dernière, la rencontre de Ligue 1 entre Bordeaux et Lille avait été un temps menacée après l'apparition de neuf cas positifs au Covid-19 au sein des Girondins. Elle avait toutefois pu avoir lieu car le club avait pu compter 21 joueurs disponibles, soit un de plus que la limite fixée par la Ligue de football professionnel (LFP) pour jouer un match de Ligue 1.

Ces neuf cas positifs concernaient Rémi Oudin, Dilan Bakwa, le Norvégien Stian Gregersen, le Malien Issouf Sissokho, Sekou Mara, Enock Kwateng, Tom Lacoux, le Mozambicain Edson Mexer et le gardien remplaçant Gaëtan Poussin.