Des enveloppes avec des balles ont été envoyées à différentes personnalités de l'Association italienne des arbitres de football (AIA), a dénoncé le président de l'AIA Marcello Nicchi, jeudi lors d'une conférence de presse.

Les enveloppes ont été reçues par Nicchi lui-même, par le vice-président de l'AIA Narciso Pisacreta et par Nicola Rizzoli, en charge de la désignation des arbitres. Une enquête a été ouverte.

Nicchi a dénoncé une escalade de violence et de tensions à l'encontre de l'arbitrage en Italie, à tous les niveaux. "Un journaliste professionnel a dit dans une émission: 'ils ont déclaré la guerre à un peuple et on ne va pas en guerre en jouant de la flûte, mais en tirant. Il faut tirer sur les arbitres.' Voilà la conséquence...", a regretté Nicchi, qui a également précisé que l'auteur de la phrase a été dénoncé.

Selon le président de l'AIA, les violences à l'égard des arbitres constituent un problème sérieux. "Dans le football amateur, cent arbitres ont dû se rendre aux urgences. Parfois des garçons de 16-17 ans. On continue de taper sur les arbitres, ce n'est pas acceptable. Tout cela provoque une chute des vocations."

Nicchi déplore aussi un autre type de pression. "L'arbitre Di Bello qui a dirigé - et bien - le derby Inter-Milan doit se présenter au tribunal devant un juge de paix pour de prétendues erreurs d'arbitrage en raison de la plainte d'une association de consommateurs (suite au match Lazio-Torino). Vous imaginez un joueur de Serie A ou Ronaldo ou Messi finir au tribunal pour une prétendue erreur? C'est une chose gravissime. Comment pouvons-nous envoyer un jeune arbitrer un match sachant qu'il pourrait subir cela?", a encore ajouté Nicchi.